login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8446
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/irak

L'Union européenne réaffirme la nécessité d'un rôle central des Nations unies dans la reconstruction politique et économique de l'Irak

Athènes, 17/04/2003 (Agence Europe) - La Présidence grecque a diffusé, jeudi matin à Athènes, une déclaration sur l'Irak faite au nom de l'Union européenne. Ce texte, qui a reçu l'assentiment des Quinze, a été élaboré sur la base d'un accord intervenu mercredi, en marge du Conseil européen informel, entre le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l'Espagne. Il fait suite à une série d'entretiens bilatéraux entre les chefs d'Etat ou de gouvernement et le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, qui a participé également jeudi à la réunion de la Conférence européenne. Voici le texte intégral de cette déclaration (notre traduction):

"L'UE se félicite de la présence du Secrétaire général des Nations unies et de la possibilité de discuter avec lui des prochaines étapes concernant l'Irak. A ce stade, la coalition a la responsabilité d'assurer un environnement de sécurité, y compris pour la fourniture d'aide humanitaire et la protection de l'héritage culturel et des musées. Le peuple irakien dispose maintenant de la chance de préparer un nouvel avenir pour son pays et de rejoindre la communauté internationale.

La communauté internationale doit apporter une contribution majeure à ce processus, en particulier: - Les Nations unies doivent jouer un rôle central, y compris dans le processus conduisant à l'auto-gouvernement pour le peuple irakien, en utilisant son expérience et ses compétences dans la reconstruction après les conflits. - Les voisins de l'Irak doivent soutenir la stabilité en Irak et dans la région. - L'UE réaffirme son engagement à jouer un rôle significatif dans la reconstruction politique et économique du pays. - L'UE salue la participation des institutions financières internationales, comme prévu dans la récente déclaration du G7 lors de la rencontre de la Banque mondiale à Washington.

L'UE se félicite de la nomination par le Secrétaire général des Nations unies d'un conseiller spécial sur l'Irak et attend un renforcement de l'implication des Nations unies dans l'Irak de l'après-guerre, en commençant par la coordination de l'aide humanitaire. Dans le cadre du processus de sécurité et de stabilité régionale, l'UE réaffirme son engagement à mener le processus de paix israélo-palestinien à une conclusion fructueuse au travers de la mise en œuvre des étapes prévues par la feuille de route du Quartette, en respectant le calendrier établi. Il est essentiel qu'un gouvernement, nommé par Abu Mazen et déterminé à réformer, soit rapidement investi par le président Arafat et le Conseil législatif palestinien".

Lors de la conférence de presse qui a suivi la Conférence européenne, le président du Conseil européen, Costas Simitis, a souligné que Kofi Annan avait présenté des "idées très intéressantes concernant la reconstruction de l'Irak et le rétablissement de la démocratie". Il a dit que la déclaration de la Présidence a reçu "l'aval de tous nos amis et partenaires". La Conférence européenne a aussi approuvé la proposition de la Commission concernant le pont aérien à mettre en place pour "agir de façon plus intensive en Irak et transporter les enfants qui ont besoin de soins vers les hôpitaux les plus proches dans la région ou en Europe", a expliqué le président de la Commission européenne, Romano Prodi. Le porte-parole de la Commission européenne, Reijo Kemppinen avait indiqué un peu plus tôt que le président de la Commission avait proposé d'utiliser une partie de l'enveloppe totale mobilisée pour l'aide humanitaire en Irak (100 millions d'euros) pour établir un pont aérien afin de transporter les blessés graves et en particulier les enfants. Cette action devrait être coordonnée par l'office d'aide humanitaire communautaire ECHO. Le pont aérien a reçu un accueil chaleureux de la plupart des chefs d'Etat ou de gouvernement, notamment Tony Blair, Gerhard Schröder, qui a assuré la disponibilité de l'Allemagne à accueillir un nombre important d'enfants, et Jacques Chirac, qui a dit qu'il avait suggéré cette idée à M. Prodi.

Dans ses propos sur l'Irak devant la Conférence européenne (voir p.5), le Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a constaté en particulier qu'aucun problème "n'a ainsi divisé le monde depuis la fin de la guerre froide", et qu'il est "essentiel de réduire au plus vite la fracture" . "Il n'est nul besoin que quinconque abandonne ses positions de principe.Ce qu'il faut, c'est définir une série de principes et d'objectifs autour desquels nous pouvons tous nous rallier", estime-t-il. La première préoccupation doit être le bien-être des Irakiens, et l'ONU, "qui a déjà commencé à assumer son rôle humanitaire essentiel", fera tout son possible, " en toute indépendance et impartialité", assure M. Annan. Quant à la communauté internationale, elle doit mener son action en Irak en s'inspirant d'une série de principes sur lesquels, "je pense, nous sommes tous d'accord", à savoir: -souveraineté, indépendance politique et intégrité territoriale de l'Irak; - libre choix de son gouvernement par le peuple irakien et contrôle de ses ressources naturelles; - fin de l'isolement de l'Irak; - définition par le Conseil de sécurité de tout rôle confié à l'ONU "au-delà de la tâche purement humanitaire"(il ne saurait être question que l'ONU "joue un rôle subalterne, sous l'autorité d'une puissance occupante", a insisté Kofi Annan).

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
CALENDRIER
INTERPENETRATION ECONOMIQUE