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Bulletin Quotidien Europe N° 8446
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JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/cuba

L'ambassadeur de Cuba auprès de l'UE justifie la répression par la "légitime défense" et réaffirme l'intérêt de Cuba pour l'accord de Cotonou

Bruxelles, 17/04/2003 (Agence Europe) - Visiblement indifférent aux critiques émises par le Parlement européen et le Conseil de l'UE dans des déclarations condamnant la vague d'arrestations et de procès à l'encontre de représentants de l'opposition cubaine, l'ambassadeur de Cuba auprès de l'UE, Rodrigo Malmierca Díaz, a défendu la politique de Cuba lors d'une conférence de presse et réaffirmé l'intérêt de son pays "pour une adhésion aux accords de Cotonou".

Ces "sanctions n'avaient rien d'illégal", puisqu'elles ont été prononcées en vertu de la loi en vigueur à Cuba, plaide-t-il. La peine de mort prononcée à l'encontre de trois Cubains qui avaient détourné un ferry a sanctionné "des actes terroristes". "Appliquer la peine de mort ne nous plaît pas", mais pour Cuba, il s'agit d'un acte de "légitime défense", affirme l'ambassadeur. "Nous ne sommes pas les seuls au monde à appliquer la peine de mort. Elle est appliquée souvent au Texas, Etat dont Georges W Bush était gouverneur", a-t-il fait valoir. Selon l'ambassadeur, la réaction des autorités cubaines est le résultat de la pression exercée par les Etats-Unis, qui après avoir imposé l'embargo et des restrictions aux investissements à travers la loi Helms-Burton, financent les dissidents "pour abattre notre gouvernement". Après l'Irak, une invasion de Cuba n'est pas exclue, va-t-il jusqu'à dire.

L'ambassadeur a réaffirmé malgré tout l'intérêt de Cuba pour une adhésion aux accords de Cotonou UE/ACP, qui devait en principe faire l'objet d'une proposition de la Commission européenne en juin prochain. "Nous sommes conscients que la situation posera des problèmes pour l'accord de Cotonou", reconnaît-il. Cuba insiste toutefois pour qu'on ne lui impose pas des conditions qui ne sont pas prévues par l'accord. "Nous voulons adhérer à l'accord, mais tels que nous sommes", affirme Rodrigo Malmierca Díaz, en défendant la "souveraineté de Cuba."

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