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Bulletin Quotidien Europe N° 8444
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/social/entreprises

Le PPE-DE demande le respect strict de l'éthique tant par le monde politique que par les acteurs économiques

Bruxelles, 15/04/2003 (Agence Europe) - Réunis à Saint-Etienne à l'invitation de leur première vice-présidente Françoise Grossetête, les membres du Groupe du PPE-DE du Parlement européen ont débattu sur de "L'éthique dans l'entreprise ou la responsabilité sociale des entreprises", sous la présidence du président du groupe Hans-Gert Pöttering et avec la participation de chefs d'entreprise, de consultants et de représentants du monde académique.

Le respect strict de l'éthique tant par le monde politique que par les acteurs économiques a été mis en évidence par le vice-président du groupe PPE-DE, l'Espagnol Ignacio Salafranca dès l'ouverture des travaux. Michel de Fabiani, vice-président Europe du groupe BP et PDG de BP France, a enchaîné en insistant sur la nécessité de "s'assurer que les pratiques sont justes et que les réglementations internationales, nationales ou locales sont équilibrées et garantissent un minimum de sécurité juridique aux acteurs économiques". M. de Fabiani a donc plaidé pour une « tolérance zéro » en matière d'éthique de « responsabilité morale du monde des affaires ». La présidente de la commission du contrôle budgétaire du PE, l'Allemande Dietmut Theato, a demandé elle aussi qu'on applique aux dirigeants politiques européens et nationaux une tolérance zéro en matière d'éthique. Le conservateur britannique Malcolm Harbour a insisté plutôt sur le fait que "les entreprises doivent pouvoir se développer, inventer, créer de nouveaux produits et de nouveaux services sans entraves législatives excessives". Le Finlandais Iikka Suominen a évoqué la question "haut niveau de rémunération et des avantages de certains hauts dirigeants d'entreprises, et le malaise que cela peut susciter dans l'opinion publique, notamment en cas de crise sociale liée à une fermeture de site". Le fléau que représente le travail au noir, provoqué par de trop nombreuses réglementations et taxes, a été dénoncé par l'Allemande Ursula Schleicher, tandis que sa collègue espagnole Theresa Zabell (qui est championne de voile) a fait un parallèle avec le monde du sport en saluant les activités sociales (parrainage de causes civiques) de certaines grandes marques. Arnaud Pellissier-Tanon, Maître de conférence à l'université Paris 1 Sorbonne, a estimé que « l'action éthique des entreprises est le plus souvent le fruit de leur intérêt bien compris », en mettant en garde contre « la fausse bonne idée que constituerait une promotion de telles actions par la loi »: cela aurait, selon lui, des « effets contre-productifs ». Le député finlandais Ari Vatanen a noté que la politique de baisse des tarifs douaniers « constitue, d'une certaine façon, une mesure éthique de soutien aux pays en développement ». Enfin, Laurent Blivet, rapporteur du Groupe de travail "Mieux gouverner l'entreprise" et membre de l'Institut Montaigne, a mis en exergue la nécessité de la transparence et "la spécificité de la culture européenne".

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