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Bulletin Quotidien Europe N° 8444
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/turquie

La Turquie est déterminée à accélérer la mise en œuvre des réformes nécessaires pour adhérer à l'UE - Adoption du partenariat révisé pour l'adhésion de la Turquie à l'UE

Luxembourg, 15/04/2003 (Agence Europe) - La Turquie est déterminée à poursuivre le processus de démocratisation en vue d'une adhésion rapide à l'UE, a déclaré mardi son ministre des Affaires étrangères Abdullah Gül, à l'issue du 42ème Conseil d'association entre l'UE et la Turquie. Tout en soulignant les avancées en la matière, la Commission et la Présidence attendent encore des réformes politiques et le règlement de la question chypriote. Par ailleurs, le Conseil a adopté sans débat, lundi, le partenariat révisé pour l'adhésion de la Turquie, proposé par la Commission européenne et qui double le montant de l'aide de pré-adhésion en faveur de la Turquie pour les trois prochaines années, soit 1,05 milliard d'euros (EUROPE du 27 mars, p.8).

"Nous savons que la mise en œuvre des critères politiques est essentielle et nous souhaitons accélérer ce processus pour commencer sans délai des négociations d'adhésion en 2004", a déclaré M. Gül en assurant avoir "assez de force au Parlement pour faire adopter toutes les réformes" nécessaires. Pour Günter Verheugen, Commissaire à l'élargissement, les priorités sont la lutte contre la torture, le respect des libertés fondamentales et des jugements de la Cour européenne en matière de droits de l'homme. "Nous encouragerons la Turquie à adopter la législation nécessaire et à la mettre en place", a-t-il déclaré, dans l'optique de l'évaluation des réformes que la Commission fera au mois de novembre et du rapport qui sera remis fin 2004 et sur lequel les Etats membres se baseront pour décider d'ouvrir ou non les négociations d'adhésion avec la Turquie. Cependant, outre les droits de l'homme, le problème de la réunification de Chypre demeure un frein à ce processus. Tassos Giannitsis a demandé à Abdullah Gül d'encourager la partie turque de l'île à "revoir sa copie". "Le plan de réunification proposé par l'ONU reste sur la table", a déclaré M. Verheugen en ajoutant qu'il pouvait constituer une base pour de nouvelles négociations (voir aussi p.8). Néanmoins, "si la situation ne bouge pas avant la fin de l'année prochaine, cela va compliquer les choses", a reconnu le Commissaire.

Interrogé sur l'après-guerre en Irak, M. Gül a fait part de son souci de stabilité dans la région. Le ministre turc soutient l'idée d'un rôle central pour les Nations unies dans la reconstruction du pays et, si l'OTAN y participe également, "en tant que membre de l'OTAN, nous demanderons à y participer", a-t-il déclaré. Enfin, M. Gül a indiqué ne pas avoir de preuves que la Syrie possède des armes de destruction massive comme l'affirme l'administration Bush ; mais "peut-être que les Américains en ont", a-t-il ajouté en concluant "toutes les armes de destruction massive dans la région doivent être détruites" (voir plus loin).

M. Gül souhaite promouvoir une image positive de la Turquie
au sein de l'opinion publique européenne

Selon certaines sources, au cours du petit déjeuner précédant le Conseil et réunissant le ministre turc, la Présidence et la Commission européenne, M. Gül aurait fait part de sa volonté de coopérer à la préparation d'une campagne d'information destinée à "sensibiliser" les opinions publiques européennes aux perspectives d'adhésion de la Turquie. M. Gül souhaiterait aussi sensibiliser les médias sur ce point. Par ailleurs, il aurait dit espérer que la Turquie soit invitée à participer à la prochaine Conférence intergouvernementale. Enfin, le ministre turc aurait émis des réserves sur les conclusions du rapporteur du Parlement européen sur l'adhésion de la Turquie à l'UE Arie Oostlander, et quant à son impact sur les relations entre l'UE et son pays.

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