Bruxelles, 07/02/2003 (Agence Europe) - Comme nous l'avons déjà indiqué (voir EUROPE du 6 février, p. 8), la Commission européenne propose que, dans les négociations sur l'Agenda de développement de Doha, l'Union préserve ses services publics tout en faisant des offres d'ouverture partielle et, dans certains cas, totale à ses partenaires commerciaux sur de nombreux autres services, y compris les transports, postes, télécommunications, distribution et les services à la clientèle impliquant des migrations temporaires de personnel. En voici quelques exemples concrets:
les institutions financières étrangères pourront établir et développer une gamme complète d'activités en Europe (assurances, banque, fonds d'investissements, etc), sans subir de discrimination (ie plein accès) ;
les opérateurs étrangers auront le droit de fournir des services de transports maritimes, y compris les activités connexes de chargement et déchargement et les services d'agence ;
les opérateurs de télécoms pourront s'engager dans d'autres activités, par exemple les services électroniques, et offrir leurs services dans tous les Etats membres de l'Union ;
dans le secteur informatique (où le projet tente en particulier de répondre aux intérêts des pays en développement qui, tels que l'Inde, veulent un meilleur accès au marché européen), les experts en informatique de pays tiers pourront notamment offrir des services d'entretien et de réparation de systèmes et réseaux sur tout le territoire européen ;
le même traitement sera réservé aux citoyens non-européens et européens qui souhaitent ouvrir des grands magasins et des licences d'exploitation seront distribuées sur une base non discriminatoire ;
les opérateurs étrangers de poste et courrier pourront exercer leurs activités librement sur le marché interne ;
les fournisseurs étrangers de services professionnels auront un meilleur accès au marché européen pour des activités qui intéressent de nombreux partenaires, notamment les pays en développement, telles que la comptabilité, l'architecture et l'ingénierie ;
l'UE irait plus loin dans ses engagements sur les facilités accordées aux entreprises de pays tiers qui souhaitent déplacer temporairement du personnel en Europe (transfert de « dirigeants du futur » ou stagiaires pour acquérir jusqu'à une année d'expérience au sein d'une filiale européenne, envoi de personnel pour des réparations et maintenance, déplacement de professionnels dans des secteurs spécifiques pour une durée maximale de six mois, etc.).
La Commission s'est engagée devant la presse à dévoiler la totalité des offres européennes, une fois passé le double test du Conseil des ministres et de la commission compétente au Parlement européen. Ce sera une première dans les annales des négociations multilatérales.