Bruxelles, 23/01/2003 (Agence Europe) - L'opportunité d'envoyer une délégation du PE en Irak (en passant d'abord par New York pour une rencontre avec le chef des inspecteurs de l'ONU Hans Blix) a été discutée par la commission des Affaires étrangères du Parlement. Selon son président Elmar Brok une telle initiative est souhaitable seulement si les députés peuvent rencontrer Saddam Hussein, alors que le libéral néerlandais Bob van den Bos craint qu'une telle visite puisse compliquer le travail des inspecteurs de l'ONU. Après l'Irak, où voudrons-nous aller? En Corée du Nord ou en Iran? s'est demandé le communiste grec Efstratios Korakas. Quant au message politique à apporter à Bagdad, le socialiste allemand Jannis Sakellariou a affirmé qu'il faut d'abord éviter la guerre, puis désarmer le régime irakien, tandis que Philippe Morillon (PPE, français) a estimé que si on se borne à dire "jamais la guerre" à Saddam Hussein, on y perd en crédibilité. Et le conservateur britannique Geoffrey Van Orden a exhorté à se comporter comme la France, qui fait tout pour qu'il n'y ait pas de guerre, mais sans en exclure la possibilité.