Bruxelles, 23/01/2003 (Agence Europe) - La Commission européenne va publier le 30 janvier un nouveau rapport intérimaire sur l'avenir de la politique de cohésion. Il s'agit de la première étape d'une année 2003 jalonnée de rapports et conférences sur ce thème pour mener à une date importante: la présentation par la Commission, en novembre, de ses propositions pour le prochain paquet régional pluriannuel (2007-...). Le rapport de jeudi prochain devrait avant tout remettre à jour celui de janvier 2002 et faire le point sur le débat. Il devrait rassurer un tout petit nombre de régions: selon plusieurs sources, des régions grecques qui auraient du perdre leur statut de région pauvre (moins de 75% de la moyenne du PIB communautaire par habitant) et donc leur éligibilité à l'Objectif 1 à cause de l'élargissement resteraient finalement éligibles (selon les chiffres 1998-2000). Il pourrait en être de même pour un autre pays méditerranéen. En revanche, le rapport devrait aussi montrer que quelques régions supplémentaires sortiront de l'Objectif 1, même en se basant sur la moyenne des 15 Etats membres et pas des futurs 25 (voir EUROPE des 30 et 31 janvier 2002).
La Commission reste bien évidemment partisane de la poursuite de la politique de cohésion pour l'ensemble de la future Union européenne, afin qu'elle ne se limite pas à aider les régions des nouveaux Etats membres et continue à soutenir des zones en difficulté dans les Etats membres actuels (quartiers difficiles, montagnes, îles, régions ultrapériphériques...) ainsi que la coopération entre régions - soit la poursuite, sous une forme simplifiée, de l'Objectif 2 et de différentes initiatives communautaires. La Commission ne devrait pas détailler ses propositions dans ce rapport-ci. En revanche, en faisant le point sur le débat, elle devrait insister sur le fait que la poursuite d'une politique au-delà de l'Objectif 1 "gagne du terrain", indique un diplomate.
Comme elle l'avait fait les deux dernières années, la Commission va organiser début mars une conférence sur la politique de cohésion, qui sera cette fois-ci consacrée à la gestion des fonds structurels pour les périodes actuelle et à venir. En avril, la Commission doit présenter une étude très attendue sur les besoins des îles. Le Conseil devrait adopter au mois de juin des conclusions sur l'avenir de cette politique, qui seront préparées par le Conseil informel régional du 16 mai. Cette réunion informelle portera sur l'avenir (résumé des positions des Etats membres actuels et des dix futurs Etats membres, débat sur la simplification dans la prochaine période de programmation) mais aussi sur les programmes actuels (en particulier la gestion et la simplification). Les Etats membres devraient rester prudents, en attendant que la Commission présente ses propositions formelles à la fin de l'année. Quelques jours avant le Conseil informel, les 5 et 6 mai, le Comité des régions et la ville de Leipzig organisent dans cette ville de l'est de l'Allemagne une conférence sur l'avenir de la politique de cohésion.
La Grèce, comme l'Italie, l'Espagne ou le Portugal, fait partie des fervents partisans de la poursuite d'une politique de cohésion dans les Etats membres actuels, contrairement aux pays du nord de l'Europe. Son ministre adjoint de l'Economie et des Finances a beaucoup insisté sur ce point mardi devant la commission régionale du PE. Nous y reviendrons (voir aussi EUROPE des 28 mai, 19 juin, 13 et 22 novembre).