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Bulletin Quotidien Europe N° 8377
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/defense

La Présidence grecque veut développer un véritable marché commun de la défense

Athènes, 13/01/2003 (Agence Europe) - En présentant, lors d'une conférence de presse à Athènes, les priorités de la Présidence grecque pour le 1er semestre 2003, le ministre de la défense Yannos Papantoniou a insisté sur la nécessité de renforcer la compétitivité de l'industrie européenne de la Défense. Outre des mesures dans le secteur de la recherche, en particulier dans les domaines de l'espace et des technologies duales, il a plaidé pour la création d'un véritable marché commun de la défense, avec des règles communes et une Agence européenne des armements (il a rappelé qu'une telle agence a aussi été évoquée par la Convention européenne). Même s'il reconnaît qu'on est encore loin d'un marché unique dans ce secteur, M. Papantoniou a indiqué qu'il avait discuté de ce sujet avec le président Prodi et les Commissaires Lamy (commerce), Monti (concurrence), Liikanen (entreprises), Patten (relations extérieures) et Bolkestein (marché intérieur). Il a expliqué que cet échange de vues a montré que la création d'un marché commun dans ce secteur ne devrait pas poser de problèmes majeurs si les règles de la concurrence sont respectées, notamment pour éviter un différend commercial avec les Etats-Unis. La compétitivité de l'industrie européenne de la défense devrait figurer à l'ordre du jour du Conseil européen de printemps.

Interrogé sur le fossé qui sépare l'UE des Etats-Unis en matière d'investissements et la capacité des Européens à accepter un accroissement de l'effort de défense, M. Papantoniou a rappelé que les Etats-Unis dépensent 2,5 fois plus que l'UE dans ce secteur. Selon lui, il n'est cependant ni nécessaire ni faisable de porter l'effort européen à ce niveau. Cependant, certains Etats membres devraient faire davantage, "si on veut que l'Europe joue un rôle plus important sur la scène internationale", a dit le ministre, en soulignant que "l'UE est une union de valeurs" et qu'il faut "une force militaire pour défendre et promouvoir ces valeurs". Selon lui, il s'agit de dépenser un peu plus, mais pas autant que les Etats-Unis. Alors que ces derniers consacrent 3,5% de leur PNB à la défense, et que la France et le Royaume-Uni y consacrent un pourcentage de 2 à 2,5%, certains Etats membres sont en-dessous de 1%, a-t-il rappelé en estimant que l'effort pourrait être porté à un niveau intermédiaire.

S'agissant des capacités militaires de l'Union, le ministre grec a rappelé qu'il subsiste des lacunes essentiellement dans les secteurs des transports et des télécommunications. 19 panels poursuivent leurs travaux sur la manière de remplir ces lacunes, et la Présidence attend leurs rapports définitifs pour le 1er mars prochain. Une conférence de capacités devrait avoir lieu en mai, à Athènes ou à Bruxelles, a indiqué M. Papantoniou.

Soulignant que "le développement d'une union politique implique celui d'une politique de défense", M. Papantoniou a aussi dit partager les idées franco-allemandes concernant le développement de la PESD.

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