Bruxelles, 09/10/2002 (Agence Europe) - Les services administratifs en ligne doivent préserver la diversité linguistique de l'Europe et être aussi proches que possible de leurs utilisateurs. Telles sont les principales conclusions de la conférence "EDA" (échange de données entre administrations) qui s'est tenue en septembre à Bruxelles. La conférence a mis l'accent sur les besoins des utilisateurs transfrontaliers de services administratifs en ligne. S'agissant des citoyens, ces services comprennent des conseils sur les conditions de vie dans un autre pays (système de santé, permis de conduire, éducation, retraites, ouverture d'un compte en banque, etc.). Dans le cas des entreprises, ils fournissent des conseils sur les règles de comptabilité, les possibilités de financement, les ressources humaines, le droit de l'emploi, le commerce international, etc. Pour améliorer la situation actuelle, la conférence a procédé au lancement du portail "Public-Services.eu" (accessible via http: //europa.eu.int/public-services), une initiative du programme EDA visant à fournir des informations sur les services administratifs utiles à ceux qui souhaitent travailler ou s'établir dans l'Union.
La conférence a également vu la publication des résultats de la consultation ouverte EDA sur les services administratifs paneuropéens en ligne. Il apparaît à cet égard que les obstacles à ces services ne sont pas exclusivement technologiques ou linguistiques (même si des problèmes d'interopérabilité et des difficultés linguistiques ont été identifiés). Les principales barrières sont le manque de connaissance des processus administratifs dans d'autres Etats membres, un déficit supposé en matière de transparence et la non équivalence des procédures. Ce constat est validé par le rapport de l'observatoire des administrations en ligne, "Survey on E-Government Services to Enterprises" (enquête sur les services administratifs en ligne destinés aux entreprises), qui a également été publié lors de la conférence. Le rapport révèle en particulier des écarts entre la demande de services telle qu'elle est envisagée par les entreprises et la mise en œuvre des services telle qu'elle est prévue par les administrations publiques.