Bruxelles, 19/09/2002 (Agence Europe) - La Conférence "Asie du Sud-Est: la démocratie niée, les libertés massacrées; la situation en Birmanie, au Laos et au Vietnam" organisée par le Parti Radical Transnational de Marco Pannella a adopté des conclusions qui demandent en particulier à l'Union européenne de revoir "complètement sa politique à l'égard du Laos et Vietnam", en la focalisant sur l'encouragement à des "réformes ponctuelles" en faveur de l'Etat de droit, de la démocratie et de l'économie de marché. Le Parti radical annonce pour le 16 octobre une manifestation "devant les délégations de la Commission" européenne pour dénoncer le fait que l'UE a "renoncé à faire respecter les clauses des droits de l'homme incluses dans les accords de coopération" avec le Laos et le Vietnam. La politique de l'UE fondée sur le financement de projets de développement "n'apporte aucun bénéfice substantiel aux populations des pays concernés, mais constitue au contraire une importante forme de soutien et de légitimation politique des régimes antidémocratiques en place", affirment les conclusions (voir EUROPE des 16/17 septembre, p.4, pour l'appel du Prix Nobel pour la Paix Aung San Suu Kyi).