Bruxelles, 19/09/2002 (Agence Europe) - A l'occasion de la dernière session plénière du Comité économique et social européen pour cette législature, son Président Göke Frerichs a dressé un bilan des activités qu'il avait recommandées à l'attention particulière des membres lors de son discours inaugural du 29 novembre 2000. "A l'époque, le Comité devait essayer de maîtriser les nouveaux défis de l'UE, comme l'élargissement, mais aussi faire face à la nécessité de se renouveler lui ainsi que sa façon de fonctionner", a déclaré d'entrée de jeu le Président Frerichs. Les huit tâches prioritaires mentionnées à l'époque par le Président se sont concrétisées sur le terrain: (1) l'identité du Comité vis-à-vis de l'intérieur et de l'extérieur des institutions s'est développée: le Sommet de Nice a conforté le Comité dans son rôle d'organe consultatif. Il s'est vu également confier un nouveau mandat, celui de représentant de la société civile organisée dans le cadre du système institutionnel de l'UE. "Nous avons pu développer notre identité en tant que Comité grâce aux avis qui ont permis de clarifier la définition et le rôle de la société civile organisée dans le processus d'unification européenne ainsi que son fonctionnement dans le cadre de la nouvelle gouvernance européenne", a commenté le Président en rappelant les nombreuses conférences à ce propos, dont celle sur la société civile organisée en novembre 2001, ainsi que le fait que depuis mars 2002, le Comité a renforcé son image par la mise en place du dialogue entre la Convention européenne et les réseaux nationaux, ainsi que les groupements et associations transnationaux de la société civile; (2) l'efficacité des travaux du Comité a été améliorée grâce à la mise en place d'un groupe de travail sur la communication, qui a permis de faire mieux connaître le Comité à la presse et au grand public; (3) les contacts interinstitutionnels se sont intensifiés et sont devenus plus réguliers, avec la conclusion d'un accord de coopération avec la Commission européenne, et la signature des Présidents Prodi et Frerichs d'une déclaration sur la mise en oeuvre du protocole de partenariat entre les deux institutions. Des contacts ont également été pris avec le Parlement européen en vue de la conclusion d'un accord similaire; (4) les priorités stratégiques sur lesquelles doivent se fonder les travaux du Comité compte tenu des nouveaux défis ont été redéfinies, en élaborant entre autres des avis très ponctuels; (5) la méthode de travail du Comité a été améliorée et modernisée grâce à l'approbation en juillet dernier d'un nouveau Règlement intérieur. Seul regret du président, c'est que le statut des membres du Comité n'a pas pu être élaboré. Toutefois, a indiqué M.Frerichs, le nouveau Règlement intérieur prévoit qu'un projet de statut doit être présenté au Bureau pour mars 2003 au plus tard; (6) afin de préparer l'élargissement, le Comité a poursuivi sa coopération systématique et continue par le biais de comités consultatifs mixtes avec les pays candidats; (7) la coopération internationale avec les organisations économiques et sociales des pays ACP, Euromed, Mercosur, des Balkans et d'Asie (Inde) a été bien gérée, notamment par la mise en place de la table ronde UE/Inde en 2001; (8) le Comité a contribué au succès de l'euro en ayant mis l'accent sur les aspects pratiques de cette opération. En conclusion le Président Frerichs a déclaré: " Nous avons pris au sérieux nos responsabilités pour l'avenir, à savoir le facteur humain. Le Comité est une communauté unique de citoyens engagés dans l'UE: nous venons de différentes couches sociales de la société, il y a des jeunes, des moins jeunes, mais tous ont l'objectif de créer une Europe libre, démocratique, sociale et qui tienne compte de la justice sociale".