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Bulletin Quotidien Europe N° 8292
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/zimbabwe

Le Parlement demande un nouveau renforcement des sanctions contre le régime de M. Mugabe

Strasbourg, 06/09/2002 (Agence Europe) - En adoptant à une quasi unanimité de 113 voix et 6 abstentions une résolution commune de tous les groupes à l'exception de la GUE/NGL sur la situation au Zimbabwe, le Parlement européen condamne fermement l'utilisation par le régime des approvisionnements alimentaires comme arme politique contre les partisans de l'opposition. Il confirme que la question de la réforme agraire ne peut être résolue que par des mécanismes légaux, démocratiques, justes et transparents. Le PE a cependant refusé de suivre le groupe des Verts/ALE qui lui proposait d'inviter l'UE à soutenir une réforme agraire correcte (47 pour, 73 contre et 1 abstention) et aider les pays voisins du Zimbabwe qui sont confrontés à des problèmes de réfugiés (48 pour, 72 contre et 1 abstention). Le Parlement condamne les violations des droits de l'Homme, les attaques répétées contre les médias indépendants. Il demande aux pays d'Afrique australe d'exercer une pression efficace sur le Zimbabwe. L'UE est invitée à prendre immédiatement des mesures fermes et importantes pour étendre ses sanctions et garantir une application rigoureuse de toutes les mesures décidées contre le régime de Mugabe. Les pays du G8 sont invités à se joindre à l'UE pour appliquer des sanctions ciblées. Le Parlement souligne aussi qu'un "test crucial pour la crédibilité du Conseil en ce qui concerne sa capacité à se tenir à ses propres décisions sera le refus de délivrer un visa au ministre des Affaires étrangères du Zimbabwe qui lui permettrait d'assister à la réunion des ministres des Affaires étrangères SADC-UE à Copenhague au début du mois de novembre. "Il ne s'agit pas des droits des agriculteurs blancs mais des droits de tout le monde au Zimbabwe", a dit le conservateur britannique Geoffrey Van Orden en accusant à nouveau Mugabe d'avoir pillé son propre pays. La Belge Nelly Maes (Volksunie) a plaidé pour une attitude équilibrée. La sociale-démocrate allemande Karin Juncker a vivement critiqué le régime Mugabe et demandé à l'UE d'intervenir en faveur d'une réforme agraire respectueuse de l'Etat de droit. Bastiaan Belder (EDD, néerlandais) a parlé d'une véritable campagne d'épuration et il a déploré l'intervention cynique du président Mugabe au Sommet de Johannesburg. Le libéral néerlandais Bob van den Bos a reconnu qu'une réforme agraire est nécessaire, mais pas celle de Mugabe qui consiste à donner par la force des terres à ses amis.

Le Commissaire Chris Patten a rappelé que l'aide au développement à Harare est suspendue depuis le début de l'année. "Nous sommes extrêmement inquiets", a-t-il dit, en indiquant que la Commission fera tout ce qu'elle pourra pour que les pressions se renforcent sur le régime, afin qu'il respecte au moins les normes minimales des droits de l'Homme. Il a évoqué les détournements de l'aide alimentaire à des fins politiques et c'est demandé ce qui arrive aux populations qui en ont besoin. La SADC doit jouer un rôle très important et nous attendons les résultats de la réunion prévue en novembre à Copenhague, a-t-il dit, avant d'insister sur la nécessité d'appliquer correctement les sanctions ciblées décidées par l'UE.

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