Copenhague, 06/09/2002 (Agence Europe) - Il n'est pas question pour le moment de modifier les règles du Pacte de stabilité, ont confirmé plusieurs ministres avant d'ouvrir les travaux du Conseil informel Ecofin, vendredi à Copenhague. "Nous avons de très bonnes règles. Il n'y a pas de raison de les modifier", a déclaré le président du Conseil, Thor Pedersen, en précisant que la question n'était pas à l'ordre du jour de la réunion. Le ministre espagnol Rodrigo Rato a estimé que le pacte de stabilité est « un instrument crédibilité de la politique économique". "Je ne crois pas qu'un pays va mettre en question ses engagements », a-t-il ajouté. Le ministre autrichien Karl-Heinz Grasser a dit qu'y toucher serait "lancer un mauvais signal aux marchés", et le ministre belge Didier Reynders a constaté que la reprise est moins forte que prévu, mais que « les perspectives de croissance mettront "la pression sur les gouvernements pour qu'ils respectent leurs obligations ».
Les ministres devaient faire le point vendredi sur les négociations avec la Suisse sur la fiscalité de l'épargne, la taxation de l'énergie et les conséquences budgétaires de l'élargissement, avant de se réunir sous la présidence du ministre grec Nikos Christodoulakis dans le cadre de l'Eurogroupe. M. Grasser a indiqué avant l'ouverture des travaux que pour l'Autriche, la dernière proposition de la Suisse sur la fiscalité de l'épargne (voir EUROPE du 5 septembre, p.11) ne représente pas une mesure "équivalente" à celle qui sera en mise en place dans le cadre de la directive sur la fiscalité de l'épargne de l'UE.