Strasbourg, 02/09/2002 (Agence Europe) - Ce mardi, le Parlement discute le rapport de Maria Antonia Avilés Perea (PPE/DE, Espagne) sur la révision à mi-parcours du programme Daphné (2000-2003), qui invite en particulier la Commission européenne à organiser une année européenne sur ce thème, à présenter une proposition pour un nouveau programme d'action qui tire les leçons de l'expérience acquise depuis 1997 et dispose d'une enveloppe financière adéquate (tenant notamment compte de la participation à part entière des pays candidats, qui ne représentent actuellement que 6% des partenaires) et suivre de près l'application de l'acquis communautaire en matière de lutte contre la violence dans les pays candidats. Par ailleurs, le rapport demande à la Commission et aux Etats membres de constituer une base de données commune sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes, et au Conseil et aux Etats membres d'améliorer l'application et le suivi des nouvelles mesures, des lois en vigueur et des conventions internationales, afin d'éliminer la violence à l'égard des femmes et des enfants, et de considérer toute forme de violence comme relevant du droit pénal.
Dans son exposé des motifs, Mme Avilés Perea a rappelé quelques chiffres intéressants, selon lesquels, dans l'UE: - une femme sur cinq est victime d'actes de violence; - chaque semaine une femme est tuée par son mari ou son partenaire; - d'après Europol, 500 000 personnes, en majorité des femmes et des enfants, sont victimes de la traite des êtres humains, le plus souvent à des fins d'exploitation sexuelle; - en 2000 et 2001 respectivement ont été présentées 415 et 207 propositions d'action dans ce domaine, avec des demandes de subventions pour un total de 40 et 22 millions d'euros, alors que la ligne budgétaire annuelle est dotée de seulement 5 millions d'euros. Partant de ce constat, le rapport rappelle en particulier que le PE a augmenté le budget 2002 d'1 million d'euros pour des actions dans les domaines de la pédophilie et des mutations génitales féminines. En outre, il sollicite l'élaboration de programmes pédagogiques de prévention de la violence à l'égard des femmes et des enfants et de gestion de conflits, à diffuser dans les écoles et les établissements de formation pour adultes.
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