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Bulletin Quotidien Europe N° 8246
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/concurrence

La Commission autorise Deloitte & Touche à acquérir les activités britanniques d'Andersen

Bruxelles, 02/07/2002 (Agence Europe) - L'entreprise britannique Deloitte & Touche (D&T), qui fait partie du groupe mondial d'expertise comptable et d'audit Deloitte & Touche Tohmatsu, a reçu le feu vert européen pour fusionner ses activités avec celles d'Andersen au Royaume-Uni. La Commission européenne a évalué l'impact de cette opération sur la concurrence et conclu que, vu les circonstances ayant mené au démantèlement d'Andersen, l'une des cinq premières entreprises d'audit (« Big Five »), il n'y avait pas lieu de s'opposer à l'opération. Pour rappel, à la suite de la faillite du géant énergétique américain Enron Corp, Andersen a connu de graves problèmes liés à la décision rendue par les tribunaux américains selon laquelle le cabinet de conseil aurait fait obstruction à l'enquête en détruisant des documents importants à propos de la situation d'Enron. Ces événements ont nui à la réputation d'Andersen et mené à l'implosion du groupe, et les différentes branches nationales d'Andersen ont alors cherché à rejoindre, chacune de son côté, l'un des quatre autres grands acteurs du secteur (à savoir PriceWaterhouseCoopers, KPMG, Ernst & Young et D&T).

L'opération notifiée porte sur l'acquisition par D&T de certains actifs d'Andersen Royaume-Uni, comprenant des équipements, du mobilier, des immeubles et des droits détenus dans le cadre de contrats de service. D&T proposait, par la même occasion à la plupart des partenaires et employés d'Andersen UK, des postes d'associés ou des emplois salariés au sein de sa compagnie. La Commission a étudié l'impact de cette opération sur le marché de l'audit et de l'expertise comptable des grandes sociétés cotées qui confient généralement ces missions aux « Big Five ». La Commission a estimé qu'il n'y avait aucun risque de position dominante unique étant donné qu'Andersen et D&T sont les plus petits des « Big Five » au Royaume-Uni. La Commission a également évalué les conséquences de la disparition de l'une de ces cinq premières entreprises d'audit. Elle a estimé que, dans le cas où Andersen UK aurait été en mesure de poursuivre ses activités de manière indépendante, elle n'aurait plus pu le faire que pour les plus petits clients, ne disposant plus des ressources nécessaires pour offrir ses services aux plus gros (réseau mondial, compétences internationales approfondies et réputation solide). Une réduction de l'offre à quatre fournisseurs (« Big Four ») était, estime-t-elle, par conséquent inévitable et se serait produite de toute façon, qu'Andersen Royaume-Uni eût été reprise ou simplement liquidée. En outre, l'acquisition de la branche britannique d'Andersen par des entreprises d'audit de plus petite taille n'aurait pas doté la nouvelle compagnie de la renommée nécessaire pour accéder au marché des grandes entreprises cotées.

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