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Bulletin Quotidien Europe N° 8246
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/bce

La Banque centrale européenne contribuera à la croissance en se concentrant sur la stabilité des prix à moyen terme, assure Wim Duisenberg, qui n'est « pas satisfait » de l'inflation et réaffirme que la modération salariale est « cruciale » - Piia-Noora Kauppi s'interroge sur l'effet de la revalorisation de l'euro sur l'inflation

Strasbourg, 02/07/2002 (Agence Europe) - Au cours du débat annuel du Parlement européen avec le Président de la Banque centrale européenne -le premier depuis l'arrivée de l'euro-, plusieurs députés ont souligné, mardi après-midi à Strasbourg, que la monnaie unique avait montré sa capacité de résister aux chocs extérieurs. C'est ce qu'a fait en particulier la sociale-démocrate allemande Christa Randzio-Plath, présidente de la commission économique et monétaire, qui est cependant moins satisfaite du« sentiment des prix qu'ont les citoyens » depuis le passage à la monnaie unique. « Malheureusement, la hausse annuelle de l'inflation des prix à la consommation dans la zone euro, de 2% en décembre 2001 à 2,7% en janvier 2002, a été associée, dans l'esprit de beaucoup de gens, au passage à l'euro », a admis le Président de la BCE Wim Duisenberg, tout en ajoutant que « en réalité, d'autres facteurs ont contribué à cette augmentation, comme l'augmentation des prix des légumes liés aux mauvaises conditions climatiques et l'augmentation de l'imposition du tabac dans plusieurs pays de la zone euro ». Dans quelques secteurs « à bas niveau de concurrence », on a pu assister à quelques ajustements de prix associés au passage à l'euro, a-t-il admis, en remarquant cependant que l'arrivée de la monnaie unique est aussi allée de pair avec quelques réductions de prix. M. Duisenberg a reconnu que « nous ne sommes pas satisfaits » de l'évolution de l'inflation, mais a tenu à préciser que « les facteurs qui ont contribué à ce résultat ne pouvaient pas être contrôlés par la BCE ».

Quant à la situation économique, M. Duisenberg a constaté que l'impact des attaques terroristes « s'est progressivement atténué » et que, alors que la force de la reprise en cours est encore incertaine, « le scénario le plus probable est que l'activité économique s'accélère progressivement » plus tard dans l'année. Du côté des développements monétaires, M. Duisenberg a relevé une « forte demande de valeurs liquides et sûres, l'automne dernier, en particulier en liaison avec l'incertitude sur les marchés financiers après les attentats terroristes » ; les données récentes font apparaître une nouvelle demande de liquidités, et il faut suivre ces développements de près, car ils pourraient refléter un risque pour la stabilité des prix, a-t-il averti. Et il a répété son message de toujours: la modération salariale est « cruciale » pour la stabilité des prix, et est aussi un facteur clé pour la création d'emplois et la croissance. La BCE, a-t-il assuré, contribuera à la croissance en se concentrant sur le maintien de la stabilité des prix à moyen terme, mais les autres acteurs devront assumer eux aussi leurs responsabilités. D'où le nouvel appel, face à certains « développements inquiétants dans la politique budgétaire de certains pays au cours des derniers mois », à respecter le Pacte de stabilité et à honorer leur engagement de parvenir à l'équilibre budgétaire en 2003 ou 2004.

Le rapporteur, Piia-Noora Kauppi (PPE-DE, finlandaise), a évoqué en particulier le rapprochement de l'euro du dollar, en se demandant quel impact il aura sur l'inflation. Selon elle, cette évolution est une « bonne chose », d'autant plus qu'elle arrive « progressivement, pas trop rapidement ».

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