Bruxelles, 31/05/2002 (Agence Europe) - En adoptant le rapport du vert belge Paul Lannoye, le Parlement demande une meilleure évaluation des substances actives des produits phytopharmaceutiques et préconise une révision complète de la directive sur les pesticides. Ce rapport d'initiative se fonde sur une analyse du rapport de la Commission européenne sur le fonctionnement de la procédure de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques prévue par une directive de 1991.
Le Parlement demande la présentation, avant juillet 2003, d'une nouvelle proposition de directive établissant un programme de réduction de l'utilisation des pesticides, avec des objectifs quantitatifs de réduction, un calendrier et des mesures pour atteindre ces objectifs. Sont notamment cités: - une formation aux méthodes de culture intégrées ; - des plans nationaux de réduction ; - un effort supplémentaire de recherche sur les alternatives biologiques et une aide financière à la mise en oeuvre de méthodes non chimiques de contrôle des parasites. Il demande aussi l'élaboration, pour chaque culture, d'une proposition de directive portant établissement d'un « code de bonnes pratiques » en matière d'utilisation des pesticides, accompagné d'un système de (1) licences de pulvérisation, (2) d'enregistrement des produits et quantités utilisées, (3) de zones non cultivées à proximité des berges. Le Parlement insiste pour que des limites maximales de résidus d'un niveau infime (0,01 mg/kg) soient fixées pour les produits alimentaires. Il demande des contrôles stricts et réclame l'introduction de critères juridiquement contraignants en matière d'étiquetage pour les produits traités avec des pesticides, afin que le consommateur soit informé de tous les pesticides qui ont été utilisés pendant la production, le stockage et la commercialisation.