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Bulletin Quotidien Europe N° 8223
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/developpement

Le Conseil a défini une position commune de l'Union pour le Sommet de Johannesbourg- La parole est au Conseil Affaires générales

Bruxelles, 31/05/2002 (Agence Europe) - Pour Miguel Angel Cortes Martin, qui a présidé le Conseil Développement de jeudi, cette session, essentiellement consacrée à la préparation du Sommet mondial du développement durable (Johannesbourg, 26 août-4 septembre), a été couronnée de succès. « A Johannesbourg, on ne partira pas de zéro. Non seulement, l'Union européenne est le premier bailleur de fonds, mais ses progrès sont constants en termes de coordination et de cohérence de ses politiques », a-t-il dit à la presse, en soulignant l'importance de disposer d'« une position commune solide » à l'heure où se tient, à Bali (27 mai-7 juin), la dernière réunion internationale préparatoire à ce sommet. Au nom de la Commission, Poul Nielson a déclaré: « Nous devons faire preuve de cohérence et de clarté dans nos politiques au regard de la durabilité, par exemple en améliorant l'accès à notre marché des produits en provenance des pays en développement, dans des secteurs sensibles comme l'agriculture ». Les conclusions du Conseil, qui doivent encore recevoir l'aval du Conseil Affaires générales du 17 juin avant d'être soumises au Conseil européen de Séville, réitèrent la volonté de l'Union que Johannesbourg débouche sur une déclaration politique forte, accompagnée d'un plan d'action concentré sur un nombre limité d'initiatives, mais garant de résultats concrets. Le Conseil énonce les objectifs que l'Union voudrait retrouver dans la déclaration finale, à savoir: - lutter contre la pauvreté ; - mettre la globalisation au service du développement durable (notamment en encourageant la réforme des subventions qui ont des effets négatifs considérables sur l'environnement et sont incompatibles avec le développement durable) ; - développer des modèles de consommation et de production durables ; - inverser la tendance à la dégradation de l'environnement en encourageant la gestion durable des ressources naturelles ; - améliorer la cohérence des politiques de l'Union au regard des objectifs du développement;- améliorer la gouvernance ; - financer le développement durable. Les conclusions détaillent aussi les initiatives concrètes que présentera l'Union dans les domaines qu'elle juge prioritaires: santé, eau, énergie, assistance aux PVD pour les questions liées au commerce, biens publics mondiaux, développement de modèles de consommation et de production durables, aide aux exportations des pvd (la suggestion de la Suède de créer un ombudsman pour faciliter les exportations des pays en développement n'a pas été retenue, mais le Conseil a estimé qu'elle méritait d'être étudiée, ce que la Commission s'est engagée à faire).

Les autres conclusions adoptées par le Conseil sur des thèmes sectoriels (technologies de l'information, santé, eau, éducation dans les pvd, Sommet mondial de l'alimentation: voir EUROPE d'hier, p.9) ont été qualifiées d'essentielles car « elles concernent la lutte contre la pauvreté et vont aider l'Union à renforcer son rôle de fer de lance dans les enceintes internationales ». M. Nielson a précisé qu'elles fourniront des lignes directrices à la Commission pour soumettre des propositions et auront un impact sur la mise en oeuvre des politiques sectorielles par la Communauté et les Etats membres. Le Président du Conseil s'est par ailleurs félicité du débat politique sur les moyens les plus adéquats de promouvoir la bonne gouvernance et la démocratie dans les pvd. «La démocratie n'est pas une exigence purement éthique, mais un critère de développement. La lutte contre la corruption est un vecteur de développement », a-t-il déclaré, en se félicitant de la ligne de conduite adoptée pour faire de cette préoccupation «un élément prioritaire de la politique de développement ». Les conclusions du Conseil saluent l'intention de la Commission d'établir un groupe de travail avec les Etats membres pour établir « un cadre politique fondé sur les liens entre la démocratie, la bonne gouvernance avec les pays partenaires, et en association avec les acteurs non étatiques» .

Interrogé sur l'éventualité que le Conseil Développement soit supprimé (voir EUROPE d'hier, p. 9), le Président a répondu qu'il n'y avait « aucune proposition sur la table » et que les ministres n'avaient eu qu'un simple échange de vues informel à ce sujet. « Je pense utile d'avoir une enceinte qui se consacre à plein temps au développement. Nos travaux prouvent que le Conseil Développement est très utile. Ils serviront de canevas directeur au Conseil Affaires générales et aux négociateurs à Bali », a-t-il ajouté. Un point de vue que partage le Commissaire Nielson.

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