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Bulletin Quotidien Europe N° 8222
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/acier/etats-unis.

Européens et Américains essayent de limiter les dégâts - Rencontre Aldonas/Carl

Bruxelles, 30/05/2002 (Agence Europe) - A trois semaines de l'échéance à partir de laquelle l'Union pourrait sanctionner partiellement le quasi-verrouillage du marché sidérurgique américain pour une valeur commerciale de 378 millions d'euros par an, les responsables européens et américains semblent désormais s'employer à « limiter les dégâts ». En effet, si les pourparlers sur le volet « exemptions» du paquet compensatoire demandé par l'UE suivent leur cours sur un mode expéditif, le tandem transatlantique ne parle plus des compensations proprement dites, c'est-à-dire d'un accès temporairement amélioré au marché américain pour une série de produits d'exportation européens. Les Américains, qui pensent toujours avoir trois ans devant eux avant de devoir offrir des compensations aux pays visés par leurs mesures de sauvegarde, s'abstiendront cependant de répondre du « tac au tac » aux contre-mesures que les Européens (s'ils parviennent à se remettre au diapason: NdlR) pourraient être amenés à prendre sans attendre le jugement de Genève sur la légalité du dispositif américain. « On en a déjà discuté dans le cadre des consultations mais ce n'était pas le sujet aujourd'hui », a dit Grant Aldonas, sous-secrétaire américain au Commerce à quelques journalistes, après son entretien avec son homologue européen Moegens Carl, en ajoutant, plus explicite: « je ne veux pas nourrir l'espoir que nous allons nous engager dans des négociations sur des compensations ». « De simples demandes (en ce sens) ne peuvent surpasser le genre d'obstacles auxquels nous sommes confrontés », a-t-il précisé, en référence aux conditions (le sursis de trois ans: NdlR) dans lesquelles les Etats-Unis ont agréé l'accord sur les Sauvegardes à l'issue du Cycle d'Uruguay. Selon lui, les Européens sont en train d'évaluer l'impact de la procédure de sauvegarde américaine sur leurs intérêts commerciaux en tenant compte du processus d'exclusion de certains produits en fonction de critères pré-définis. Et d'insister: « c'est précisément le type de circonstance qui doit nous amener à traiter notre différend devant un panel » et « cela ne nous ferait aucun bien de nous engager dans des réponses du tac au tac (des échanges de contre-mesures: NdlR) sans passer par le processus de l'OMC. Nous devons veiller à renforcer ce processus », a-t-il dit. Washington se voit encore conforté dans cette posture légaliste par son interprétation du verdict de Genève dans l'affaire des pipelines coréens, un verdict que les Européens invoquent eux aussi à leur crédit. Selon Grant Aldonas, l'OMC a donné raison aux Etats-Unis sur la période de cinq ans qui a servi de référence pour mesurer l'évolution des importations coréennes, ainsi que sur la méthodologie généralement suivie par la Commission fédérale pour le commerce international (ITC). « C'est très, très significatif », a-t-il estimé. Du côté européen, on se place aussi dans un exercice de limitation des dégâts, indique-t-on de source proche du dossier, précisant que l'impact de mesures de sauvegarde américaines sur les intérêts économiques européens sera évalué en tenant compte du processus d'exclusion.

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