Bruxelles, 30/04/2002 (Agence Europe) - Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (Genève) s'est félicité de l'accord politique obtenu jeudi dernier par les ministres de l'Intérieur des Quinze sur la proposition de directive du Conseil pour l'accueil des demandeurs d'asile dans les Etats membres (voir EUROPE du 26 avril, p.7). Satisfait de certaines clauses de la directive telles que l'accès des demandeurs d'asile aux soins médicaux et à l'éducation ou encore à une aide juridique, le HCR critique cependant, dans un communiqué, le fait que "plusieurs dispositions de la directive donnent aux Etats membres une trop grande possibilité d'avoir recours à des exceptions et à des adaptations". Ainsi, pour le HCR, "la décision des Etats membres de l'UE de ne pas harmoniser leurs politiques et procédures extrêmement différentes en ce qui concerne l'emploi est un pas en arrière, notamment à un moment où plusieurs gouvernements (…) sont préoccupés par le coût du soutien fourni aux demandeurs d'asile lorsque les procédures d'octroi de l'asile prennent beaucoup de temps". De même, le HCR se dit inquiet pour une autre disposition de la directive qui "permet la suspension de toutes les allocations - sauf pour les soins médicaux d'urgence - aux demandeurs d'asile peu coopératifs ou qui ne respectent pas les règles concernant leur présence sur le territoire". Le HCR encourage également les Quinze à poursuivre leur travail d'harmonisation afin de pouvoir proposer une politique commune d'asile d'ici mai 2004.