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Bulletin Quotidien Europe N° 8201
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/pe/developpement

Feu vert du Parlement à un approfondissement du processus d'allégement de la dette des pays ACP les moins avancés

Bruxelles, 26/04/2002 (Agence Europe) - En adoptant le rapport de Mario Mantovani (Forza Italia) sur la dette des pays ACP les plus pauvres (400 voix pour, 39 contre et 26 abstentions), le Parlement européen a donné son feu vert, jeudi à Bruxelles, à une accélération et un approfondissement du processus d'allégement de la dette publique des pays ACP les moins avancés dont les gouvernements respectent les droits de l'homme et les principes de bonne gouvernance, et font de l'éradiction de la pauvreté leur priorité. Concrètement, le Parlement soutient l'idée que les pays concernés franchissant "le seuil de décision" dans le cadre de l'initative Banque mondiale/FMI en faveur des pays pauvres très endettés (initiative PPTE à laquelle l'Union participe à hauteur de 1 milliard d'euros) bénéficient immédiatement d'une liquidation totale du service de la dette liée aux prêts spéciaux du Fed et de la BEI consentis au titre des trois premières conventions de Lomé. L'objectif de ce geste supplémentaire est d'arrêter la spirale de l'appauvrissement qu'engendre le service de la dette, insoutenable pour des pays déjà très pauvres. Les ressources dégagées par les gouvernements grâce à ce geste supplémentaire devront être affectées à des projets sociaux, souligne le Parlement.

Le rapport, adopté tel quel (voir EUROPE du 6 mars), est la réponse du Parlement à la communication de la Commission concernant la position à adopter par la Communauté au sein du Conseil des ministres ACP/UE à propos du solde des prêts spéciaux que les pays ACP les moins avancés devraient encore acquitter une fois appliqués tous les autres mécanismes d'allégement de la dette en faveur des PPTE.

Une série d'amendements déposés par les groupes Verts/ALE et GUE en vue de demander l'annulation pure et simple de la dette de ces pays ont été rejetés. Selon Didier Rod, vert français, l'annulation de la dette aurait permis de "dégager des sommes pour le développement des pays du Sud" pour peu qu'elles aient été gérées par "un fonds de développement socialement et écologiquement soutenable, contrôlé démocratiquement par les populations locales". Les populations étant victimes de la dette, un autre amendement des Verts/ALE demandait qu'aucun prêt ne soit accordé à l'avenir sans l'approbation des parlements nationaux démocratiquement élus des pays concernés. Il n'a pas non plus été adopté.

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