Milan, 26/04/2002 (Agence Europe) - A quelques jours de la rencontre Prodi-Schröder (lundi prochain, au cours d'un dîner: voir autre nouvelle), Frits Bolkestein a, dans une interview au quotidien milanais Il Sole 24 Ore, répondu à des questions sur les récentes critiques du chancelier Schröder à l'égard de la Commission européenne. Ainsi, M. Bolkestein constate: "Il y a les élections en Allemagne, et il y a des choses qui ne plaisent pas au chancelier, comme d'autres ne plaisent pas à d'autres Etats membres. Je suis convaincu que ce qu'on est en train de faire est dans l'intérêt de l'Allemagne et de son industrie. J'ai longtemps travaillé dans l'industrie pétrochimique, je connais la chimie allemande, je sais de quoi je parle et j'ai à l'esprit ses intérêts. Le plan d'action sur les services financiers répond aux intérêts de l'industrie allemande parce qu'il réduira le coût du capital, et permettra à Francfort de faire de la concurrence à Londres. Industrie et services ne sont pas contradictoires entre eux".
Quant au nouveau projet de directive sur les OPA que prépare la Commission, M. Bolkestein admet que "cela dépendra du Parlement et du Conseil, où ce ne sera pas facile d'obtenir un accord à la majorité qualifiée, parce que le chancelier allemand a ses idées, en Suède Wallenberg a les siennes, en Italie il y a le problème de la structure pyramidale des sociétés, en France celle du double vote". Interrogé sur la proposition du Goupe Winther d'insérer une clause dite de "breakthrough" dès que l'on parvient à contrôler 75% du capital de la société faisant l'objet de l'OPA, M. Bolkestein réplique: "La clause (...) a le mérite d'être applicable à tous. Par ailleurs, il n'est pas déraisonnable de donner les pleins pouvoirs à celui qui a réussi à contrôler 75% du capital (...). Nous n'avons pas encore pris de décision. Notre proposition arrivera de toute façon avant l'été".