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Bulletin Quotidien Europe N° 8194
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/chili

Les négociateurs de l'accord de libre-échange confirment leur volonté de faire des concessions sur l'accès au marché agricole et les appellations vinicoles pour parvenir à un accord la semaine prochaine

Bruxelles, 17/04/2002 (Agence Europe) - L'UE et le Chili espèrent conclure à la fin de la semaine prochaine les négociations d'un accord d'associations et de libre-échange, dont la dernière session a commencé lundi (voir EUROPE du 13 avril, p.8). La ministre chilienne des Affaires étrangères, Soledad Alvear, devrait venir à Bruxelles mardi prochain, pour le dernier galop des négociations. "J'ai le sentiment que les deux parties ont la volonté de parvenir à un accord avant le Sommet UE/Amérique latine/Caraïbes (16 et 17 mai à Madrid). Cela ne veut pas dire que nous n'avons pas encore des thèmes complexes à résoudre, mais je suis optimiste", a déclaré mardi le chef des négociateurs chiliens, le sous-secrétaire d'Etat aux relations extérieures, Cristián Barros, devant quelques journalistes.

La partie chilienne demande un meilleur accès au marché agricole européen pour ses produits transformés, afin de développer les secteurs à fort potentiel au Chili, comme les produits transformés de la pêche, les légumes verts ou les fruits. La partie européenne attend de son côté des avancées sur la question des dénominations d'origine des vins et spiritueux. "Je suis très optimiste sur le fait que l'UE va présenter une meilleure offre d'accès au domaine agricole. Il est clair qu'à ce stade les deux parties doivent faire des concessions pour parvenir à un accord", a assuré Cristián Barros. "Nous n'avons pas de difficulté insurmontable" et "l'UE est prête à examiner les demandes d'accès au marché du Chili avec une certaine compréhension, par le biais de quotas", déclare comme en écho un négociateur européen. "L'offre européenne dépendra de ce que le Chili sera prêt à faire à propos des vins et spiritueux (…). Ils ont déjà fait des efforts considérables dans ce secteur", précise la même source.

Les discussions tournent autour du concept "d'appellations traditionnelles" pour les vins. Le Chili a déjà clarifié notamment ses concepts de "marque" et d'indication géographique et devrait revoir son décret sur les "mentions spéciales de qualité" dans le secteur du vin, indique l'ambassadeur de la mission du Chili à Bruxelles, Alberto van Klaveren.

Dans le secteur de la pêche, qui reste encore un sujet difficile, les deux parties ont "progressé" puisque le Chili est prêt à modifier son code des investissements pour permettre aux entreprises européennes de pêche de s'enregistrer sous pavillon chilien et pêcher dans ses eaux territoriales sous condition de réciprocité, indique l'ambassadeur van Klaveren. Des discussions complexes sur les droits souverains du Chili sur ses "ressources" halieutiques au-delà de ses eaux territoriales sont toutefois toujours en cours. "Il s'agit davantage d'une discussion doctrinale. En modifiant soit notre approche, soit celle de l'UE à propos des ressources, nous risquons de créer un précédent pour les négociations de pêche que les deux parties mèneront à l'avenir", estime l'ambassadeur Mercurio, responsable chilien pour les négociations sur la pêche. Selon un négociateur européen, toutefois, cette question ne concerne pas directement la négociation de l'accord d'association, "il n'est pas question d'ouvrir ici un débat qui ressort des instances internationales de la mer et une déclaration devrait le préciser".

La question des services financiers "n'est pas un problème", assure M. Barros, alors que la partie européenne espère une offre plus ambitieuse. Les discussions sur cette question devraient reprendre jeudi. Les discussions ont aussi "avancé" sur la question des règles d'origine, même si elle "reste encore un problème" indique l'ambassadeur van Klaveren, en notant que l'UE a des règles "très strictes" dans ce domaine. Contrairement à ce qu'indiquaient la semaine dernière des sources européennes, "la question des marchés publics n'est pas un problème majeur. Le Chili a fait une offre généreuse qui couvre tous les secteurs et les niveaux régionaux", assure l'ambassadeur.

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