Strasbourg, 12/04/2002 (Agence Europe) - En adoptant le rapport de Vasco Graça Moura (PPE, portugais), le Parlement européen réserve un accueil favorable à la communication de la Commission concernant la stratégie de l'UE à l'égard de la Chine. Il constate que la Chine a réagi favorablement à cette communication et l'invite à prendre des mesures concrètes.
Le Parlement note que le dialogue entre l'UE et la Chine sur l'Etat de droit, la société civile et la démocratie devient de plus en plus intense. Il estime que ce dialogue devrait être accompagné d'initiatives et de mesures nationales et/ou privées telles que des échanges d'élèves et d'étudiants, l'établissement de groupes de contact de membres du Parlement et des relations culturelles plus fortes. Le Parlement invite la Commission à s'acquitter sans retard de l'engagement qu'elle a pris d'ouvrir un bureau d'information de l'UE à Taipei.
Le Parlement félicite la Chine d'avoir récemment adhéré à l'OMC et soutient l'évolution enregistrée jusqu'à présent dans les réformes économiques et sociales, mais souligne que la Chine doit absolument accomplir de plus grands progrès en termes d'application du droit pour s'intégrer pleinement dans le marché global. Le Parlement invite la Commission et les Etats membres à exercer un contrôle plus efficace des produits en provenance de Chine en rappelant aux autorités chinoises que l'UE ne peut en aucun cas accepter des produits provenant de camps de travail forcé. La Chine est invitée à faire cesser cette pratique.
Le Parlement se déclare convaincu que le ralliement de l'UE à la politique d'une seule Chine est directement lié à son engagement envers une solution pacifique du différend par le biais de la négociation, du dialogue et de mesures de confiance sans menace de recours à la force: il ne saurait donc accepter que la Chine se réserve le droit de recourir à la force militaire dans ses différends avec Taïwan. Le PE réitère l'appel lancé à la Commission, au Conseil et aux Etats membres ainsi qu'à la communauté internationale en général pour qu'ils renforcent la coopération avec le gouvernement tibétain en exil en tant que représentant légitime du peuple tibétain et pour qu'ils usent de leur influence politique auprès du gouvernement chinois afin que les autorités de Pékin et le gouvernement tibétain en exil oeuvrent, au moyen de négociations organisées sous la houlette du secrétaire général des Nations unies, à un accord sur un nouveau statut pour le Tibet, le signent et l'appliquent dans un futur proche. Le Parlement exprime son indignation quant au nombre croissant d'exécutions en Chine et aux liens entre ces exécutions et la fourniture d'organes à des fins de transplantation. Il demande au gouvernement chinois d'abolir la peine de mort et d'accélérer les réformes judiciaires. Il invite enfin la Chine à saisir l'occasion que lui offrent les Jeux olympiques de 2008 pour se conformer aux normes internationales des droits de l'Homme.