Bruxelles, 11/04/2002 (Agence Europe) - Il ressort d'une étude publiée mardi par Eurostat sur les infrastructures de transport dans l'UE que la longueur du réseau autoroutier en Europe a augmenté de 25% entre 1990 et 1999 (pour atteindre près de 50 000 km en 1999), alors que le réseau ferroviaire a perdu du terrain (- 4%, à 154 000 km en 1999), ce qui est en contradiction avec les engagements pris par les Quinze.
Eurostat explique que cette augmentation du réseau autoroutier de l'UE est surtout due à la construction de voies rapides dans les pays mal équipés, comme la Finlande, la Grèce, l'Irlande et le Portugal, ce dernier ayant multiplié par quatre son réseau grâce à la construction de l'autoroute Nord-Sud. L'accroissement est à l'inverse relativement faible dans les pays du Benelux, qui offrent déjà à leurs utilisateurs la plus importante densité en autoroutes de l'UE (58 km d'autoroutes pour 1 000 km2 pour les Pays-Bas, 55 pour la Belgique et 44 pour le Luxembourg, contre 1,4 km pour 1 000 km2 en Irlande et en Finlande). Parmi les grands pays de l'UE, c'est la France qui a construit le plus d'autoroutes, son réseau étant passé en dix ans de 6 800 à 9 300 km. La densité de son réseau ne dépasse toutefois pas celle de l'Espagne (17,1 km par 1 000 km2) et se trouve loin derrière l'Italie (21,4 km) et, surtout, l'Allemagne (32km).
Dans le même temps, le réseau ferroviaire européen a diminué une nouvelle fois pour passer de 160.000 km en 1990 à 153 600 km en 1999. Les réductions les plus importantes ont eu lieu en Allemagne (moins 2 900 km) et en France (moins 2 500 km). Les réseaux ferroviaires les plus denses se trouvent en Belgique, en Allemagne et au Luxembourg, qui comptent plus de 100 km de rails par 1 000 km2.
En comparaison, le réseau ferroviaire des pays de l'Est candidats à l'adhésion à l'UE est bien plus dense (60 km pour 1 000 km2 contre 46 pour les 15 pays de l'Union). S'il est deux fois plus utilisé que dans l'UE pour le transport de marchandises, il l'est trois fois moins pour les personnes. Dans les pays de l'Est, le réseau autoroutier a aussi gagné des parts de marché puisqu'il a augmenté d'un tiers en dix ans. Seule la Lettonie n'avait pas encore d'autoroute en 1999, la densité la plus élevée étant constatée en Lituanie.