Lanzarote, 05/04/2002 (Agence Europe) - Le ministre espagnol de l'Intérieur Mariano Rajoy, qui présidait, les 4 et 5 avril à Lanzarote, la première réunion ministérielle UE/ASEM consacrée au problème de l'immigration, a indiqué que tous les Etats membres de l'UE entendaient faire un effort commun avec leurs partenaires de l'ASEM pour lutter contre l'immigration illégale, et qu'il était essentiel, dans ce contexte, de parvenir avec les pays d'origine à des accords sur le rapatriement des clandestins. "S'il n'y a pas d'accord de réadmission, on risque une grave augmentation de l'immigration illégale, et c'est de cela que s'inquiète l'Union européenne", a affirmé le Président du Conseil Intérieur de l'UE.
M. Rajoy, qui a salué le rôle de la Chine et du Vietnam, coordinateurs du groupe ASEM, dans la préparation de la réunion de Lanzarote, a noté que des pays comme "le Royaume-Uni, l'Allemagne, la France et d'autres" sont intéressés à conclure ce type d'accord avec les pays de l'ASEM (outre la Chine et le Vietnam, il s'agit de Brunei, Corée, Philippines, Indonésie, Japon, Malaisie, Singapour et Thaïlande). Le nombre d'immigrants provenant d'Asie est "très important" aussi aux Pays-Bas, a souligné le Président du Conseil (alors que les immigrants provenant d'Asie ne constituent que 5% du total de l'immigraiton en Espagne). Rappelons que la réunion informelle s'est tenue à l'initiative à la fois de la Présidence espagnole, de l'Allemagne et de la Chine.
Les ministres devaient, dans une déclaration commune (sur laquelle EUROPE reviendra), insister sur la nécessité de lutter contre la pauvreté afin de combattre les causes de l'afflux massif de clandestins en Europe et s'engager à partager partager systématiquement à l'avenir les informations à la fois sur les réseaux de transport de clandestins et sur les flux migratoires légaux. La déclaration devait également souligner la contribution que l'immigration légale apporte aux économies des pays développés. Nous devons "faire un effort d'intégration de ces personnes", a affirmé M. Rajoy.