Bruxelles, 02/04/2002 (Agence Europe) - Tony Venables, directeur d'ECAS (European Citizen Action Service), a exprimé son mécontentement, après la première session plénière de la Convention sur l'avenir de l'Europe, pour les conditions d'accueil du public venu suivre cette session.
Les 21 et 22 mars, beaucoup de membres de la Convention ont insisté sur la nécessité que l'UE explique mieux ses politiques et dialogue avec les gens, et ceci nous a paru comme "une bouffée d'air frais", dit M.Venables dans un communiqué. Cependant, poursuit-il, "la rhétorique ne s'appuyait pas sur la réalité", une réalité de laquelle la plupart des orateurs n'étaient probablement même pas conscients. Ainsi, remarque-t-il, les individus et les groupes qui voulaient suivre les travaux de la Convention, ont été confinés dans une tribune publique pleine à craquer, pour une durée limitée à 45 minutes environ.
M.Venables s'écrie: "Derrière le fait de réserver seulement 50 sièges au public y a-t-il l'idée que la Convention n'intéresse pas les gens ordinaires? Est-ce correct d'expulser des gens (...) qui ont peut-être dû faire un long voyage? Pourquoi les textes de la Convention (...) n'étaient-ils pas mis automatiquement à la disposition du public? Pourquoi le public a-t-il été totalement isolé, sans aucune possibilité de prendre contact avec les membres de la Convention de leur pays ou le Secrétariat?". M.Venables, qui rappelle qu'ECAS gère un projet permettant aux ONG en dehors de Bruxelles de suivre les travaux de la Convention, constate: "Comme le sait chacun qui a participé à une rencontre publique, l'atmosphère intrinsèquement aseptique d'Internet peut éduquer, mais ne peut pas donner réellement le sentiment de ce qui se passe. Rien ne remplace le fait d'être là". Selon lui, la Convention est nettement moins ouverte que les sessions du Parlement européen "ou même que la dernière Convention, sur la Charte des droits fondamentaux", qui avait pourtant été critiquée pour ne pas avoir consacré suffisamment de temps à l'écoute de la société civile. (ECAS, 53 rue de la Concorde, 1050 Bruxelles. Tél.: 02 548 0490. http: //http://www.ecas.org/ ).