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Bulletin Quotidien Europe N° 8183
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/environnement

Greenpeace met en garde contre les importations d'acajou brésilien

Bruxelles, 02/04/2002 (Agence Europe) - Greenpeace annonce, dans un communiqué du 29 mars, avoir reçu le jour même une documentation "confirmant que la Commission européenne recommande à tous les pays européens de refuser l'acajou brésilien". L'organisation précise qu'une note de la Commission "conseille aux Etats membres de ne pas accepter du Swietenia macrophylla du Brésil (...) sans avoir d'abord obtenu des autorités brésiliennes une déclaration selon laquelle il a été obtenu légalement". Greenpeace rappelle que l'Agence brésilienne de l'environnement (IBAMA) avait suspendu en octobre dernier le commerce d'acajou après avoir eu des preuves selon lesquelles une grande quantité d'arbres auraient été illégalement abattus, notamment sur des territoires indiens. Or, entre le 20 décembre 2001 et mars 2002, au moins huit sociétés ont exporté plus de 15 000 mètres cubes d'acajou, pour une valeur d'environ 11 millions de dollars, constate Greenpeace.

L'organisation note aussi que l'intervention de la Commission vient après les annonces des gouvernements allemand et belge de leur intention de suspendre les importations d'acajou provenant du Brésil. Une action de Greenpeace en Allemagne, en février, a abouti à la confiscation par les autorités allemandes d'une livraison de 300 mètres cubes d'acajou importés par DHL, le plus grand commerçant du monde de ce secteur, précise le communiqué, qui indique aussi que le jour même avait été confisqué en Belgique une livraison destinée à l'importateur italien Laster Spa. Greenpeace s'en prend en particulier à l'attitude du gouvernement britannique, qui ne s'oppose pas, contrairement à d'autres gouvernements de toute l'Europe, à un tel commerce.

"Le conseil de la Commission européenne est un signal fort et clair selon lequel les gouvernements européens doivent prendre des mesures immédiates pour mettre fin au commerce d'acajou tant qu'il n'est pas prouvé qu'il provient de sources légitimes, affirme Paulo Adaraio, coordinateur de la campagne "Amazonie" de Greenpeace. "Les Etats-Unis, le principal marché pour le bois d'Amazonie, doivent suivre l'exemple européen", décrète-t-il.

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