Strasbourg, 06/02/2002 (Agence Europe) - Lors du débat sur le rapport Hughes concernant l'aménagement du temps de travail des routiers (voir nouvelle précédente), lundi en séance de nuit, le Commissaire européen Frits Bolkestein a fait une déclaration sur l'affaire de l'entreprise de transports Kralowetz, qui a son siège en Autriche. Suite à l'ouverture d'une enquête ordonnée par un tribunal de Munich sur les activités à Luxembourg de cette entreprise (qui est établie dans huit pays européens), son directeur technique Karl Kralowetz a été arrêté le 22 janvier, et depuis le 26 janvier environ 150 camions appartenant à cette firme sont rassemblés à Luxembourg, et leurs chauffeurs se plaignent de ne pas avoir été payés depuis plus de trois mois, a rappelé M.Bolkestein. La majorité de ces routiers ont été considérés comme illégalement employés, et les autorités luxembourgeoises sont en train d'organiser leur retour par avion dans leurs pays d'origine, avec une compensation de 1000 euros chacun, a précisé le Commissaire, qui a noté que « le véritable problème, c'est le comportement sans scrupule de l'opérateur concerné », qui a utilisé des chauffeurs sans permis de travail et en leur donnant des salaires qui ne sont pas conformes aux lois nationales ou aux conventions collectives. La Commission, a-t-il commenté, salue l'action des autorités judiciaires et administratives, mais « regrette qu'une affaire de ce type ait pu être possible ». Quant au rapporteur, le travailliste britannique Stephen Hughes, il a noté que, « dans la perspective de l'élargissement, nous avons désespérément besoin de sauvegardes sociales supplémentaires et d'une ouverture socialement contrôlée des marchés du travail pour les travailleurs d'Europe centrale et orientale, en particulier dans ce secteur ».