Bruxelles, 06/02/2002 (Agence Europe) - Les ministres de la Santé de l'Union européenne et le Commissaire David Byrne seront le 8 février à Malaga pour un séminaire organisé par la Présidence espagnole autour de deux thèmes majeurs.
Le premier porte sur l'utilisation thérapeutique des cellules et des tissus humains et s'inscrit dans un débat d'actualité particulièrement complexe qui touche à la fois à des perspectives thérapeutiques intéressantes mais où les recherches sont toujours en cours et posent d'importantes questions éthiques, mais aussi au droit des patients à bénéficier d'un traitement et à la sécurité de celui-ci. La ministre espagnole de la Santé, Celia Villalobos, souhaite faire avancer le dossier d'un projet de directive couvrant l'ensemble des aspects de sécurité de l'utilisation thérapeutique des cellules et des tissus dans le cadre de la législation sur le marché intérieur, à l'instar de la directive sur le sang et ses produits dérivés. Une réunion d'experts, qui a commencé mercredi et se poursuivait ce jeudi, devait permettre de faire le point sur différents aspects de ce dossier (la dimension éthique, les critères de qualité et de sécurité, l'utilisation de cultures de cellules dans le cadre de la transplantation, les indications pour les cellules de sang de cordon ombilical, la sélection des donneurs, l'information des patients, le stockage, etc.) et préparer ainsi les discussions ministérielles. Lors de cette réunion d'experts la Commission était représentée par Fernand Sauer et les aspects éthiques devaient être évoqués par M. Quintana.
Les ministres doivent aussi discuter de la libre circulation des patients à la lumière des derniers arrêts de la Cour de justice. Un sujet délicat pour un certain nombre de pays qui craignent qu'une forme de "tourisme médical" puisse perturber l'équilibre de leur système de sécurité sociale.
Mme Villalobos n'a pas non plus caché son intention d'évoquer le dossier des importations parallèles de médicaments, autorisées par la Commission au nom de la concurrence et de la libre circulation des marchandises mais qui continuent de poser des problèmes à certains grands laboratoires installés notamment en Espagne ou dans d'autres pays où les médicaments sont moins chers que sur d'autres marchés nationaux au sein de la Communauté.