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Bulletin Quotidien Europe N° 8141
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/elargissement

Certains pays candidats ont rejeté les propositions de la Commission sur le volet agricole du versement progressif des aides directes

Bruxelles, 31/01/2002 (Agence Europe) - Aussitôt adoptées par la Commission européenne, les propositions de la Commission sur les aspects financiers de l'élargissement ont suscité chez certains gouvernements des pays candidats à l'adhésion à l'UE des réactions plutôt vives. Ainsi, la Pologne, la Hongrie et la République tchèque ont rejeté la stratégie définie par la Commission sur l'octroi progressif d'aides directes dans les nouveaux Etats membres, dont l'objectif est pourtant d'assurer une intégration « en douceur » des pays candidats dans la Politique agricole commune (Pac), tout en leur permettant de mieux restructurer ce secteur (voir EUROPE d'hier, p.8).

«Le niveau initial d'aides directes proposé (25% en 2004) est largement insatisfaisant. La proposition d'une période de 10 ans avant d'atteindre 100% des compensations ne peut pas être acceptée», a déclaré, lors d'une conférence de presse, le porte-parole du gouvernement polonais, Michal Tober. «L'absence de compensations complètes risque d'avoir un effet négatif sur les possibilités de libéralisation des échanges agro-alimentaires », a-t-il estimé. Selon le gouvernement polonais, ces propositions sur les aides directes « ne garantissent pas le respect du principe, maintes fois souligné par l'Union européenne, de traiter tous les pays membres sur un pied d'égalité ». La Pologne a indiqué qu'elle se donnait jusqu'au 15 février pour « analyser les propositions » de l'UE, avant de formuler sa position de négociation au sujet du chapitre de l'agriculture, a indiqué M. Tober. De son côté, le ministère polonais des Affaires étrangères a estimé, dans un communiqué, que les mécanismes de versement et les sommes proposées « sont très loin de la position polonaise », comparés aux cotisations que la Pologne versera au budget de l'Union. « Le gouvernement polonais estime qu'il faut absolument éviter une situation dans laquelle les pays fraîchement admis dans l'UE deviendraient les contributeurs nets de son budget», ajoute le gouvernement.

Même son de cloche venant du Premier ministre hongrois, Viktor Orban, qui s'est déclaré déçu des propositions agricoles, tout en demandant d'être traité sur un même pied d'égalité que les Quinze. « Nous ne partageons pas la position de la Commission et nous sommes venus chercher un soutien » à Stockholm, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse dans la capitale suédoise. La Hongrie espère avoir à ses côtés la Suède et la Finlande. « Nous sommes très impatients de connaître la réaction des chefs de gouvernement des pays de l'UE sur la position de la Commission », a ajouté le Premier ministre, qui a souligné que les propositions de la Commission ne sont "pas une position (commune) à tous les pays dans l'UE et qu'il y aura une discussion interne ". Quant au ministre tchèque de l'Agriculture, Jan Fencl, il a jugé « inacceptable » la stratégie agricole proposée, au cours d'une conférence de presse à Prague. Les agriculteurs tchèques « doivent être traités sur un même pied d'égalité», a-t-il martelé lui aussi, ajoutant que son pays défendra ce principe d'égalité lors des prochaines négociations. Selon un vice-ministre tchèque de l'Agriculture, la position de la Commission européenne sur les aides directes «ne plaît même pas sous sa forme actuelle à certains Etats membres actuels» et pourrait donc faire l'objet de modifications.

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