Bruxelles, 17/01/2002 (Agence Europe) - En adoptant, en deuxième lecture, le rapport de la sociale-démocrate finlandaise Riitta Myller, le Parlement européen a demandé, mercredi à Strasbourg, à renforcer la portée du sixième programme d'action pour l'environnement qui constitue, à ses yeux "la dimension environnementale la plus importante de la stratégie européenne pour le développement durable et contribue à l'intégration de l'environnement dans toutes les politiques communautaires". 12 amendements sur les 18 adoptés par la plénière suivent le vote de la commission de l'environnement (voir EUROPE du 16 janvier, p.15). Le Parlement demande notamment que: - les stratégies thématiques soient adoptées dans le cadre de la procédure de codécision, et prêtes pour être mises en œuvre au plus tard trois ans après l'adoption du programme (et non cinq ans comme le veut le Conseil); - la Commission fasse rapport chaque année au Parlement et au Conseil sur les progrès réalisés dans l'établissement et la mise en œuvre de ces stratégies et sur leur efficacité ; - soient adoptées de nouvelles mesures législatives pour réduire les émissions de gaz à effet de serre en provenance de tous les types de véhicules à moteur, ainsi que de l'industrie (HFC, PFC, SF6) ; - la Communauté vise une réduction de 1% par an des émissions de gaz à effet de serre entre 2010 et 2020 ; - soit maîtrisé le volume croissant de la circulation et instauré un véritable découplage de la croissance des transports et de celle du PIB; - l'exploitation et la gestion plus efficaces des ressources garantissent que la consommation de ressources renouvelables et non renouvelables n'ira pas au-delà de ce que l'environnement peut supporter; - le recours aux mesures fiscales soit encouragé, de préférence au niveau communautaire ; - soit établie avant la fin 2003 une liste de critères permettant d'identifier les subventions ayant une incidence négative sur l'environnement en vue de proposer l'élimination progressive des plus dommageables.