Bruxelles, 14/01/2002 (Agence Europe) - La Commission européenne devait adopter, ce mardi, des recommandations au Conseil Ecofin sur les programmes de stabilité et de convergence actualisés présentés par six Etats membres, à savoir la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, l'Autriche, la Finlande et la Suède. Le premier Conseil Ecofin de l'année, mardi prochain (22 janvier), se prononcera sur les programmes de ces pays dont les finances publiques sont relativement saines malgré le contexte de ralentissement de la croissance économique. La Commission rendra son verdict le 30 janvier sur les programmes des neuf autres Etats membres (qui seront examinés lors du Conseil Ecofin du 12 février), dont ceux plus sensibles de la France, de l'Allemagne, de l'Italie et du Portugal. Rappelons que les déficits de ces quatre pays avaient été jugés par la Commission comme «largement supérieurs» à l'objectif fixé par le Pacte de stabilité et de croissance.
Les services du Commissaire Pedro Solbes devaient confirmer mardi que les programmes de stabilité du premier groupe de pays répondent dans les grandes lignes aux exigences du Pacte de stabilité et de croissance. La Commission devait toutefois rappeler que le respect à moyen terme de l'objectif d'un budget globalement équilibré est particulièrement important pour la Belgique qui se doit de retrouver rapidement -au même titre que la Grèce et l'Italie- un niveau d'endettement inférieur à 60% du PIB. Dans ses prévisions d'automne, la Commission estimait que le Luxembourg et la Finlande parviendront en 2002 à un budget excédentaire de près de 3% de leur PIB et que l'Autriche, la Finlande, les Pays-Bas et le Luxembourg figurent parmi les pays qui rempliront les objectifs budgétaires qu'ils se sont fixés pour 2001 dans le cadre de leurs programmes de stabilité annuels. Dans le cas de la Belgique, la Commission tablait en novembre sur un budget en surplus en 2003, après un déficit de 0,2% du PIB prévu en 2002.
EUROPE croit savoir que la Commission devait souligner que même les « élèves modèles » disposent d'une marge de manœuvre pour améliorer encore leur politique budgétaire. L'exécutif européen devait insister sur le fait que tous les pays ne doivent pas profiter d'une année où la croissance a été moins forte que prévu pour remettre à plus tard leur objectif de parvenir à un budget en équilibre ou en surplus. Selon une source diplomatique, aucun pays ne fera l'objet d'un bon rapport cette année. « Les évaluations devraient être assez sévères; même les pays disciplinés qui affichent des excédents pourraient être critiqués si leurs surplus ont par trop diminué », a estimé cette source.