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Bulletin Quotidien Europe N° 8126
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/chypre

Appel a tenir compte du point de vue turc pour l'adhésion à l'UE

Bruxelles, 10/01/2002 (Agence Europe) - "Il faudrait que le Parlement européen se rende compte qu'il y a deux manières de voir l'histoire chypriote", a déclaré l'avocat et ancien député britannique Michael Stephen à l'occasion d'un débat sur Chypre organisé mercredi au Parlement européen par le Centre européen de recherches internationales et stratégiques. Les quatre orateurs ont lancé cette même critique contre l'UE, accusée de ne tenir compte que des positions des Chypriotes grecs. L'élargissement ne peut se faire sans ni contre les Chypriotes turcs, ont ainsi déclaré les professeurs Maurice Mendelson, de la London University, Nanette Neuwhal de l'Université de Liverpool et Christian Rumpf de l'Université de Heidelberg. Pour Maurice Mendelson, auteur d'un article intitulé "Pourquoi l'entrée de Chypre dans l'Union européenne serait illégale", ni Chypre dans son ensemble ni le sud de l'île ne peuvent adhérer à l'UE sans l'accord explicite de la Turquie. Seul un tel accord permettrait, a-t-il dit, de dégager Chypre de l'engagement inscrit dans sa Constitution de "ne pas participer, entièrement ou en partie, à toute union politique ou économique avec quelque Etat que ce soit". Selon Michael Stephen, il ne pourra pas y avoir de progrès dans les discussions entre les deux parties si l'Union européenne ne dit pas que l'adhésion ne se fera qu'avec l'accord des deux parties.

Quelques jours plus tôt, à la radio allemande, le Commissaire européen responsable de l'élargissement, Günter Verheugen, a déclaré que "le cas échéant, seule la partie grecque" pourrait adhérer, même si "ce n'est pas" la solution préconisée par l'UE, selon des propos rapportés par l'AFP.

 

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