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Bulletin Quotidien Europe N° 8126
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/ppe-de

M. Pöttering confirme que Inigo Mendez de Vigo représentera le groupe au Présidium de la Convention et propose l'envoi d'observateurs des pays candidats au PE

Bruxelles, 10/01/2002 (Agence Europe) - Hans-Gert Pöttering, Président du groupe PPE-DE au Parlement européen, a affirmé jeudi devant la presse que le Président du groupe libéral Pat Cox "n'a pas seulement notre soutien" comme nouveau Président du Parlement européen: "il est notre candidat", et le groupe PPE-DE fera tout pour qu'il obtienne une "claire majorité", a-t-il déclaré. "Nous maintenons notre parole", a-t-il souligné, en rappelant que les libéraux avaient apporté leurs voix à la candidate du PPE-DE, Nicole Fontaine, au début de la législature. Toutes les délégations nationales de mon groupe m'ont donné des assurances dans ce sens, a indiqué l'élu de la CDU, pour qui le fait que le Parlement ait un président d'un "petit pays, d'un groupe moyen" serait "un bon signal". En outre, indépendamment du respect qu'il a pour les deux personnes (David Martin et Julian Priestley), M. Pöttering estimerait peu opportune la "concentration" des postes de Président et de Secrétaire général du Parlement dans les mains des socialistes.

Par ailleurs, M. Pöttering a annoncé que (comme nous l'avions anticipé) le représentant du PPE-DE au Présidium de la Convention qui préparera la prochaine réforme de l'UE sera l'élu du Partido popular Inigo Mendez de Vigo, qui avait travaillé, comme Vice-Président de la Convention qui a rédigé la Charte des droits fondamentaux dans l'UE, aux côtés du Président Herzog. Comme principal groupe du Parlement, nous avons aussi "la toute naturelle aspiration" de présider la délégation du Parlement à la Convention (qui aura 16 membres), a indiqué M. Pöttering.

Le groupe du PPE-DE propose par ailleurs, a annoncé M. Pöttering, que les pays candidats à adhérer à l'UE envoient des observateurs au Parlement européen, dès la fin de cette année (notre groupe invitera des observateurs déjà après l'été, a-t-il précisé). Ces observateurs, qui auront le droit de parole en commission, mais évidemment pas de droit de vote, pourront mettre à profit la période allant jusqu'aux élections de juin 2004 pour se préparer, a remarqué M. Pöttering, en rappelant le précédent très positif de la participation d'observateurs est-allemands entre 1991 et 1994.

M. Pöttering, qui a signalé que le groupe du PPE-DE tiendra le 4 avril une réunion avec les présidents des groupes analogues des quinze parlements nationaux, a affirmé, sur un plan général, qu'il souhaitait parvenir, autant que possible, à des positions communes avec d' autres groupes politiques, y compris les socialistes, au sujet de l'avenir de l'Europe. Par ailleurs, il a répondu à des questions sur:

- les présidences des commissions parlementaires. M. Pöttering a confirmé que, la semaine prochaine, le groupe PPE-DE visera à obtenir la présidence de la commission des libertés publiques (dont le Président actuel, Graham Watson, devrait devenir président du groupe libéral: NdlR) pour un élu du Partido popular, et celle de la commission juridique pour un député de Forza Italia;

- la situation des conservateurs britanniques au sein du groupe. M. Duncan Smith m'a écrit, je lui ai répondu, et cette situation restera "fondamentalement" la même, a dit M. Pöttering, tout en précisant qu'on examinera dans les prochains mois comment développer les relations au niveau des partis;

- la situation en Italie. M. Pöttering a répété qu'"aucun groupe national n'est aussi loyal" à la ligne du PPE-DE que les élus de Forza Italia dans les votes au Parlement. Je ne vois "absolument aucune raison de démoniser le gouvernement italien", s'est écrié M. Pöttering, en notant que parfois des ministres font des déclarations qui ne correspondent pas à la ligne générale du gouvernement (il a cité le cas de l'ancien ministre français Jean-Pierre Chevènement).

A propos de l'euro, M. Pöttering a raconté qu'il avait retiré ses premiers euros dans une banque de Zermatt, et que l'employée, à qui il avait dit qu'il espérait que la Suisse sera bientôt dans la zone euro, lui avait répondu "je l'espère aussi, tôt ou tard". J'ai ensuite dépensé mes premiers euros en Italie, à Cervinia, a ajouté M. Pöttering.

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