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Bulletin Quotidien Europe N° 8103
Sommaire Publication complète Par article 32 / 46
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/comite economique et social

Deux tiers des propositions contenues dans les avis du Comité sont reprises dans la législation européenne, selon M. prodi

Bruxelles, 30/11/2001 (Agence Europe) - « Les situations tragiques actuelles impliquent un engagement politique et moral pour une Europe solidaire, unie et démocratique. Vous avez un rôle important à y jouer », a déclaré le Président de la Commission européenne Romano Prodi devant la plénière du Comité économique et social européen, le 28 novembre à Bruxelles. Se félicitant de la signature du Protocole de coopération Commission-Comité, le Président Prodi a noté que ce Protocole était « extrêmement lié à la gouvernance européenne. La méfiance des citoyens vis-à-vis des Institutions européennes ne fait que croître. Il faut donc repenser la bonne gouvernance (…), une gouvernance qui est surtout votre affaire parce que le Comité a vocation de médiateur entre les diverses composantes de la société et est un pont vers la société civile organisée de l'UE ». La publication du Livre blanc sur ce sujet « est un premier pas », a rappelé le Président en soulignant quatre axes de renouvellement: 1) participation renforcée: « pour le Comité plus particulièrement, les activités de consultation doivent se faire autant en amont qu'en aval, et il doit se servir de l'ensemble des moyens qui sont mis à sa disposition »; 2) amélioration des politiques et règlements communautaires et de leurs résultats ; 3) contribution de l'UE à la gouvernance mondiale: « il est important pour le Comité de nouer des contacts avec la société civile organisée des pays candidats. Il y a une présence croissante de la société civile lors des grands Sommets internationaux comme ceux de Seattle, Göteborg, ou encore Gênes. Nous ne pouvons ignorer que ces protestations relèvent d'un malaise réel et diffus. Il faut faire comprendre que nous avons un contenu éthique et social dans nos activités », a expliqué M.Prodi ; 4) redéfinition des politiques et des Institutions: « l'UE doit garantir une réforme efficace des politiques économiques et le Comité a un rôle indispensable à jouer dans cette réforme », a commenté le Président. A propos de la question épineuse de la comitologie, M.Prodi a noté que « les points de vue de la Commission et du Comité se rejoignent, pour une plus grande transparence » . Soulignant l'influence non négligeable du Comité sur la législation européenne, Romano Prodi a précisé qu'« environ 2/3 des propositions contenues dans les avis du Comité étaient reprises, parfois dans les propositions de la Commission, parfois dans les textes finaux adoptés par le Conseil. C'est un hommage de facto à la pertinence et à la qualité de votre travail quotidien », a conclu le Président en assurant les conseillers du Comité du « soutien total de la Commission dans le rôle qu'il jouera dans la revitalisation des méthodes communautaires ».

Au cours du débat du Président, Anne-Marie Sigmund (président du groupe activités diverses, Autriche) a rappelé l'importance de la subsidiarité et a assuré que nous « voulons une Commission forte ». Le Britannique John Little (groupe des employeurs) a fait remarquer que le Comité ne représentait pas « toute la société civile mais qu'il avait un rôle d'intermédiaire pour contribuer au processus démocratique ». Le président du groupe des travailleurs, le Français Roger Briesch, a réclamé pour le Comité « une place dans la future Convention, un poste précis, un poste tout court, pas seulement un rôle d'observateur actif. Nous ne voulons pas nous substituer aux décideurs ». « Le 31 décembre, nous arriverons avec l'euro, à une nouvelle phase de l'UE », a constaté Dario Mengozzi (groupe des activités diverses, Italie). Les conseillers ont attiré l'attention du Président Prodi sur les dangers de la violence généralisée (Steicher Navarre, groupe des employeurs, Espagne), le rôle d'intermédiaire du Comité (Gianni Vinay, vice-président du Comité, Italie), le développement anarchique de la législation CE (Robert Pelletier, groupe des employeurs, France), le rôle de la Commission qui doit être plus fort et plus énergique (Ursula Konitzer, groupe des travailleurs, Allemagne) et l'implication des pays candidats dans l'avenir de l'UE (Filip Hamro-Drotz, groupe des employeurs, Finlande). L'Italien Giacomo Regaldo (groupe des employeurs et président de la section Eco/Fin du Comité) a demandé à M. Prodi s'il était « optimiste à court, moyen ou long terme ? ». « Je n'en sais rien. Il y a de fortes baisses de nos prévisions économiques mais on constate que le consommateur se reprend, et cela donne confiance pour l'avenir ».

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