Bruxelles, 23/11/2001 (Agence Europe) - Le Comité des régions a profité de la dernière session plénière de son mandat, la semaine dernière, pour préciser ses attentes vis-à-vis de la prochaine réforme des Institutions et rappeler qu'il estime que le rôle des régions et du Comité dans le processus décisionnel européen doit être renforcé. La prochaine session se tiendra au début de l'année prochaine, avec une assemblée renouvelée.
En adoptant un rapport d'Edmund Stoiber (président de la CSU bavaroise) sur la réforme des Institutions, le Comité demande que la prochaine CIG ne se limite pas à régler les questions laissées en suspens à Nice. Ni le transfert de nouvelles compétences, ni la rétrocession de compétences ne doivent être un tabou, affirme le rapport. Le Comité demande que ses représentants soient membres à part entière de la Convention qui préparera la CIG et rappelle encore une fois qu'il veut dépasser sa fonction consultative et être doté du statut d'institution.
Dans un rapport de Luc Van den Brande (PPE, Belge), le Comité reconnaît qu'il doit lui aussi réfléchir aux moyens d'améliorer son propre fonctionnement: simplification de la procédure d'attribution des avis, attentes de ses différents membres (représentants régionaux et locaux), conclusion d'un accord de coopération avec le Parlement européen...
Dans un rapport de Claudio Martini (PSE, Italien) et Franz Schausberger (PPE, Autrichien), le Comité demande enfin que les représentants des régions participent directement aux activités du Conseil, comme membres des délégations nationales, dans les cas concernant des compétences régionales, et que le Comité des régions participe aux travaux des Conseils informels.
A propos du Rapport sur la cohésion et l'avenir de la politique régionale, le Comité appelle à une politique généreuse: il rejette le plafond de 0,45% fixé au sommet de Berlin de 1999 pour le financement de la politique de cohésion, et estime que les régions qui, sans l'élargissement, auraient été éligibles pour l'objectif 1 après 2006, doivent conserver cette éligibilité dans le cadre d'une Union européenne élargie.
Le Comité a adopté une trentaine d'avis: sur l'avenir de la politique commune de la pêche, la crise de l'ESB; l'égalité des chances entre les femmes et les hommes; l'Espace européen de la recherche; les activités de l'Union en faveur des petites et moyennes entreprises; la cybercriminalité; la performance énergétique des bâtiments; la politique agricole commune dans la perspective de l'élargissement...