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Bulletin Quotidien Europe N° 8096
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/espace/transport

L'étude indépendante sur Galileo conclut que les bénéfices pour l'économie dans son ensemble dépasseront les coûts

Bruxelles, 21/11/2001 (Agence Europe) - La Commission européenne va présenter mercredi une étude indépendante qui conclut que Galileo est un projet utile si l'on considère les bénéfices qu'il apportera à l'économie européenne dans son ensemble, mais que le faible niveau des marges des opérateurs nécessitera un investissement continu du secteur public. L'étude, menée par le cabinet PriceWaterhouseCoopers, avait été demandée par le Conseil Transports au mois d'avril pour pouvoir prendre une décision définitive sur la poursuite de ce projet européen de système global de navigation et positionnement par satellite. Selon l'étude de PriceWaterhouseCoopers, qu'EUROPE a pu se procurer, le bénéfice sera "considérable pour l'économie européenne dans son ensemble", avec un "ratio coût/bénéfice très positif" de 4,6. Le bénéfice pour l'économie serait de 17,78 milliards d'euros pour les années 2008 à 2020, contre un coût (gestion du système incluse) de 3,9 milliards. Cette évaluation prend en compte l'amélioration de la gestion du trafic aérien et maritime, mais pas les bénéfices pour les industriels du secteur (fabricants de satellites). Selon PriceWaterhouse il faut en effet décider de poursuivre le projet sur la base des bénéfices pour les utilisateurs et l'économie dans son ensemble, sachant que les marges pour les opérateurs seraient faibles en raison de la concurrence. Toujours selon cette étude, les revenus commenceraient à dépasser les coûts à partir de 2011, mais le taux de retour sur investissement resterait faible (4,1%) à cause de la lourdeur des investissements. Selon l'étude, la grande majorité des revenus (qui iraient de 66 millions d'euros en 2010 à 515 en 2020) viendrait de quelques secteurs: l'utilisation personnelle de services de localisation (288 millions en 2020), l'aviation civile (100 millions), et les services de police et d'incendie (20 millions).

La décision de poursuivre Galileo doit être prise au Conseil Transports des 6 et 7 décembre, et le feu vert n'est pas encore acquis. La Commissaire aux transports, Loyola de Palacio, a averti mardi, en s'adressant à la presse britannique, que si les Quinze n'approuvaient pas la poursuite du projet en décembre, elle serait "prête à proposer à la Commission de retirer sa proposition" et d'abandonner le projet. Cette menace est destinée tout particulièrement à faire pression sur les trois pays les plus réticents: le Royaume-Uni, où Loyola de Palacio rencontrera le ministre des Transports jeudi, les Pays-Bas et l'Allemagne. A la Commission, on espère que le Royaume-Uni se montrera plus flexible parce que les Etats-Unis, en situation de quasi-monopole avec le GPS concurrencé seulement par le Glonass russe, seraient moins réticents vis-à-vis de ce futur concurrent. "Les Etats-Unis considèrent favorablement Galileo depuis les attentats du 11 septembre", a souligné mercredi le Directeur général aux transports à la Commission européenne, François Lamoureux, devant la commission des transports du Parlement européen.

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