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Bulletin Quotidien Europe N° 8088
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/eurobarometre

Sondage spécial sur le mode de vie et les opinions des jeunes européens

Bruxelles, 09/11/2001 (Agence Europe) - Faible participation à la vie associative, utilisation croissante des nouvelles technologies de l'information et de la communication, recherche de l'autonomie dans la sécurité et soutien à la construction européenne. Telles sont les conclusions de l'Eurobaromètre spécial réalisé en avril et mai 2001 auprès de 10.000 jeunes Européens (UE) de 15 à 24 ans à la demande de la Direction générale Education et Culture de la Commission européenne. Ce sondage livre aussi l'opinion des jeunes sur de grands débats de société comme l'intégration des étrangers, la sexualité ou le clonage.

Publié au moment où la Commission prépare un Livre Blanc sur la jeunesse, cette édition spéciale de l'Eurobaromètre note chez les jeunes une utilisation croissante des nouvelles technologies de l'information et de la communication (TIC), mais avec des disparités importantes entre Etats membres. Parmi les technologies qu'emploient les jeunes au moins une fois par semaine, le téléphone cellulaire arrive largement en tête (80 %), avec peu de différences entre les Etats membres. Vient ensuite l'ordinateur personnel (56 % contre 43 % en 1997), mais avec des différences notables, les deux extrêmes étant les jeunes Néerlandais (87%) et les jeunes Grecs (41 %). Le taux d'utilisation hebdomadaire d'un PC est inférieur à la moyenne européenne au Royaume-Uni (48 %), en Allemagne (52 % et même 48 % dans les nouveaux Länder), au Portugal (50 %), en Irlande (53 %), en Italie (54 %) et en France (55 %). L'utilisation de l'Internet (37 % contre 7 % en 1997) et du courrier électronique (31 % contre 5 % en 1997) sont des domaines où les inégalités entre les Etats membres sont encore plus criantes, avec une forte pénétration aux Pays-Bas (76 % pour Internet et 69 % pour les e-mails) et dans les pays du nord de l'Union européenne (par exemple: 74 % et 67 % en Suède) et une utilisation nettement moindre par exemple en Grèce (20 % pour Internet et 12 % pour le courrier électronique).

Les jeunes sont en revanche moins attirés par la vie associative: un sur deux ne fait partie d'aucune association ou organisation. Selon la Commission, néanmoins, ce faible intérêt, inchangé depuis 1997, ne doit pas s'interpréter comme une absence de capacité des jeunes à se mobiliser pour une cause ponctuelle. A l'exception des clubs sportifs (28 % des personnes interrogées adhèrent ou participent aux activités d'un club sportif), les autres associations drainent peu de monde: 8 % des sondés déclarent adhérer à une association religieuse, 7 % à une organisation de jeunes, 7 % à un groupe d'amateurs et 6 % à des associations culturelles. Seuls 2 % des jeunes font partie d'une organisation de défense des droits de l'homme et 4 % d'un parti politique ou d'un syndicat. L'Eurobaromètre indique que les activités favorites des jeunes sont, sans surprise, les rencontres avec des amis (74 %), la télévision (69 %) et la musique (66 %). La lecture arrive loin derrière, citée par 40 % des jeunes interrogés.

L'école est considérée par 26 % des jeunes comme un important moyen de participation à la société, avant la famille et les amis (20 %), une préférence qui est inversée cependant dans trois Etats membres: l'Autriche, l'Allemagne et l'Italie. 46 % des jeunes Européens demandent à être consultés par les pouvoirs publics avant que soient prises les décisions les concernant directement et 45 % souhaitent que plus de campagnes d'informations spécifiques leur soient consacrées. Parmi leurs autres revendications figurent l'introduction dans les écoles de programmes d'éducation à la citoyenneté ainsi que des mesures d'encouragement du volontariat.

Quant à l'Europe, elle est vue par la plupart d'entre eux comme la possibilité "d'aller où je veux", bien que les pourcentages varient très fort entre Etats membres: de 50 % pour les Autrichiens à 18 % pour les Britanniques. L'idée d'un "gouvernement européen" arrive en deuxième position, citée par 31 % des sondés, à égalité avec la perspective d'une meilleure situation économique. Le soutien à un gouvernement européen est même considéré comme la raison principale de la construction européenne aux Pays-Bas (50 %), en Espagne (41 %) et en Belgique (38 %). Enfin, depuis dix ans, le principal apport de l'Europe est la monnaie unique, disent 48 % des jeunes (42 % étaient de cet avis en 1997), les jeunes Néerlandais (68 %) et les jeunes Belges (64 %) étant les plus convaincus.

L'enquête a également examiné les raisons pour lesquelles les jeunes restent plus longtemps chez leurs parents. Sans surprise arrivent en tête (67 %) les difficultés matérielles puis des explications individualistes comme le "confort sans responsabilité" (37 %) et la volonté "d'épargner pour bien démarrer " (32 %). Quant à l'emploi, on constate que les jeunes privilégient, s'il sont à la recherche d'un travail, d'abord les emplois stables (18 %) ou bien payés (18 %), quel que soit le type d'emploi. La stabilité de l'emploi prime au Portugal (31 %), en France (23 %) et en Italie (22 %), alors que c'est le niveau de rémunération qui est le critère décisif en Irlande (28 %), au Royaume-Uni (22 %) ou en Espagne (21 %). Plus d'un jeune Européen sur deux entre 15 et 24 ans déclare recevoir la plus grande partie de ses ressources financières des parents ou de la famille, un pourcentage qui s'est accru depuis 1997 (+ 7 points). S'il s'agit là, avant tout, d'étudiants, on note que 20 % des jeunes qui ont déjà un emploi sont aussi dans ce cas. Un travail régulier est la principale source de revenus de 35 % des jeunes interrogés.

Sur les questions de société, 29 % des jeunes interrogés pensent qu'il y a trop d'étrangers dans leur pays (8 % estiment qu'il n'y en a pas beaucoup et 7 % qu'il pourrait y en avoir plus), mais 27 % estiment que les étrangers établis dans leur pays devraient avoir les mêmes droits que les nationaux. On trouve les attitudes les plus ouvertes envers les étrangers dans les pays scandinaves, aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Espagne et l'attitude la plus hostile en Grèce. 59 % des jeunes majeurs pensent que leur génération reconnaît aux homosexuels le droit de se marier, mais qu'elle est plus réticente quant à l'adoption d'enfants par des couples homosexuels. Les jeunes Grecs, Italiens et Irlandais semblent les moins favorables au mariage homosexuel. Les jeunes adultes sont majoritairement favorables à l'euthanasie (54 %), avec une très large acceptation de cette pratique aux Pays-Bas (80 %), en Belgique (72 %) et au Danemark (71 %). Les opinions favorables à la peine de mort sont en net recul par rapport à 1997: si alors 36 % des jeunes majeurs considéraient que leur génération était favorable à la peine capitale, ils ne sont plus que 27 % de cet avis aujourd'hui. Enfin, le clonage d'êtres vivants continue de faire l'objet de réticence chez les jeunes; 12 % seulement (9 % en 1997) des jeunes interrogés estiment que leur génération y est favorable.

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