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Bulletin Quotidien Europe N° 8088
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/omc

à l'ouverture de la ministérielle de Doha, l'UE souligne les efforts qu'elle a faits et dit en attendre des autres partenaires

Bruxelles/Doha, 09/11/2001 (Agence Europe) - Les responsables et hôtes de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ont officiellement ouvert la IVème conférence ministérielle de Doha, ce vendredi, en espérant que la plus haute instance de l'institution pourra donner le coup d'envoi à un nouveau cycle de négociations, mardi prochain. Mais pour l'heure, rien n'est moins sûr et chacun fourbit ses armes avant de s'atteler aux ultimes sujets de périlleux désaccords. L'Union aussi, qui dit attendre « des autres (…) des efforts, y compris pour nous aider ici et là », surtout sur l'environnement, avec le sentiment qu'elle a déjà considérablement « bougé » depuis deux ans, en particulier en direction des pays en développement, de même qu'en persuadant d'autres, comme les Etats-Unis, de leur prêter une oreille plus attentive et en limitant ses ambitions à leur plus simple expression. Et personne à l'OMC « n'a fait davantage pour perpétuer la flamme du système multiltéral fondé sur des règles que l'Union », a fait valoir son négociateur en chef, Pascal Lamy.

«Aujourd'hui, nous sommes sur le point de délivrer des résultats tangibles, substantiels et qualitatifs sur des questions d'importance pas tant pour l'UE que pour les pays en développement », y compris la facilitation de l'accès aux médicaments, a souligné le Commissaire européen. « Si nous y arrivons, a-t-il dit, ce sera - et non dans une faible mesure - dû aux efforts que l'Europe a consentis pour ajuster sa propre position, mais aussi et tout autant pour amener d'autres pays à faire de même » et « nous avons écouté, en particulier les pays en développement, nous avons appris, nous avons répondu et nous avons délivré » des signaux concrets de « notre bonne volonté ». Qui plus est, l'Union est encore prête « à avancer un mile plus loin» pour faire de Doha un succès, a-t-il signalé.

Le Commissaire a cependant averti: « l'Europe ne peut être seule à le faire. D'autres doivent consentir des efforts, y compris des efforts pour nous aider ici et là ». Et « s'ils le font, nous aurons alors toutes les chances de dégager un résultat gagnant pour tous », a-t-il ajouté, en concédant que « ça ne va pas être facile. Nous ne nous faisons pas d'illusions ». Pour autant, sur des questions telles que l'investissement, la concurrence et l'environnement qui « est une problématique globale et non un dada européen », l'Europe a déjà réduit ses ambitions à leur plus simple expression: des règles de base plurilatérales que tous pourraient négocier et refuser de souscrire - sur les deux premiers thèmes - et une simple clarification des règles existantes - sur le dernier, notamment en matière d'étiquetage, où la démarche est « importante, non seulement pour les pays développés et pour nos intérêts, mais aussi pour les pays en développement », a signalé le Commissaire. Et d'exhorter l'OMC à endosser le concept de développement durable (y compris dans ses aspects économiques, sociaux, environnementaux et liés au développement) afin « d'apporter une contribution cruciale à la paix et la stabilité sur le long terme ». « Un accord mondial sur ce point, dont le commerce est l'une des composantes mais pas la moins importante, est plus nécessaire que jamais », a-t-il dit .

« Nous abattrons nos meilleures cartes durant cette ministérielle », a promis le Commissaire, en rappelant que comme ce fut le cas à Seattle, c'est une Europe unie qui va négocier à Doha.

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