Bruxelles, 03/10/2001 (Agence Europe) - Les 142 pays membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ne sont pas parvenus, mercredi, au consensus espéré sur les mesures de confiance proposées aux pays en développement en vue d'assurer le lancement d'un nouveau cycle de négociation à Doha. Personne n'a cependant rejeté le paquet de concessions que l'organisation envisage de faire pour répondre aux préoccupations de trois quarts de ses membres concernant la mise en oeuvre des accords issus du précédent cycle. Il en va de même pour le projet d'ordre du jour de la réunion de Doha. Du côté des pays développés et en transition (PECO), l'un et l'autre textes sont généralement considérés comme une base valable de négociation, le premier pouvant être accepté tel quel par une vaste majorité d'entre eux et le second faisant évidemment l'objet d'importantes réserves, nuances et de quelque déception. Les Européens semblent surtout préoccupés par l'hypothèque mise par certaines délégations cette semaine sur l'inclusion de la concurrence et de l'investissement dans le cycle, et ils ont insisté sur une certaine carence environnementale du projet d'agenda. Les PVD ont généralement demandé davantage de concessions immédiates (antidumping, textiles, etc.) et plus poussées (subventions, …), ainsi que des propositions moins évasives sur l'agriculture, une référence omniprésente au développement et se sont opposés à toute mention - même discrète - aux normes sociales.