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Bulletin Quotidien Europe N° 8045
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/onu/racisme

Guy Verhofstadt se félicite du rôle joué par l'UE à Durban en renforçant sa politique étrangère commune et Anna Diamantopoulou de l'engagement fort de l'UE à lutter contre le racisme et la xénophobie

Bruxelles, 11/09/2001 (Agence Europe) - La conférence mondiale de l'ONU contre le racisme, la semaine dernière à Durban, s'est terminée sur un compromis qui, de l'avis de tous les commentateurs, a "consacré l'opiniâtreté des négociateurs européens". Lundi, le Président du Conseil européen Guy Verhofstadt a exprimé "sa satisfaction toute particulière à l'égard du rôle joué lors de la Conférence (…) par l'UE, qui a démontré à cette occasion le renforcement de sa politique étrangère commune". Le premier ministre belge a également tenu à féliciter son ministre des Affaires étrangères Louis Michel pour "l'engagement et la détermination dont il a une nouvelle fois fait preuve à cette occasion". La Commissaire à l'Egalité des chances Anna Diamantopoulou a constaté avec satisfaction que "l'Europe s'est montrée forte et positive sur la scène mondiale dans le cadre de cette Conférence" et a remercié la Présidence belge et plus particulièrement Louis Michel, "pour le succès obtenu". "Maintenant, c'est le calme après la tempête", a dit Mme Diamantopoulou, qui a ajouté que "cette conférence a le mérite d'avoir donné à la lutte contre le racisme et la xénophobie 'l'oxygène de la publicité'. C'est d'ailleurs la seule conférence du genre sur trois (les deux précédentes se sont tenues en 1978 et en 1983: NdlR) qui a été couronnée de succès en adoptant une Déclaration et un Programme d'action. Maintenant, c'est à la communauté internationale et à l'UE de faire progresser ce travail pour qu'on puisse avoir un impact réel sur le terrain et sur la vie des individus". La ministre des Affaires étrangères luxembourgeoise Lydie Polfer a estimé que "ce résultat est à mettre en grande partie au crédit de l'UE qui a démontré qu'en renforçant sa politique étrangère commune, elle sait être un acteur important et décisif dans la solution des problèmes auxquels la communauté internationale reste confrontée".

Contenu de la Déclaration finale et du Programme d'action de Durban

Après de vives polémiques, la Conférence contre le racisme a conclu ses travaux en reconnaissant que la pratique de l'esclavage constitue un crime contre l'humanité et en regrettant profondément les souffrances humaines causées par l'esclavage, la traite des esclaves, le colonialisme et le génocide. Elle appelle aussi à mettre un terme à la violence au Moyen-Orient et à reprendre les négociations afin de permettre à Israël et aux Palestiniens de relancer le processus de paix. Ces conclusions forment l'essentiel de deux documents, une Déclaration et un Programme d'action, adoptés samedi 8 septembre après-midi, à la suite de neuf jours de délibérations intenses. Dans sa Déclaration, la Conférence reconnaît principalement: 1) le droit inaliénable du peuple palestinien à l'autodétermination et à la création d'un Etat indépendant, ainsi que le droit à la sécurité de tous les Etats de la région, y compris Israël, et engage tous les Etats à soutenir le processus de paix et à le mener à bien rapidement, en rappelant que "l'holocauste ne doit jamais être oublié"; 2) le fait que l'esclavage et le commerce des esclaves, y compris le commerce transatlantique, constituent un crime contre l'humanité et "figurent parmi les sources et manifestations majeures du racisme, de la xénophobie (…) et que les Africains et les populations d'ascendance africaine, les peuples d'ascendance asiatique et les peuples autochtones ont été et continuent d'en être les victimes". La déclaration "condamne le fait que l'esclavage et des pratiques analogues existent encore aujourd'hui dans certaines régions du monde et prie instamment les Etats de prendre des mesures immédiates à titre prioritaire pour mettre fin à ces pratiques qui constituent des violations flagrantes des droits de l'homme".

Enfin, dans son Programme d'action, la Conférence indique notamment: a) réparations: elle demande aux pays développés, aux Nations Unies et à ses institutions spécialisées ainsi qu'aux institutions financières internationales de fournir des ressources financières supplémentaires pour la lutte contre la pauvreté dans les pays en développement; b) Moyen-Orient: elle invite à mettre fin à la violence et engage les Etats à reconnaître la nécessité de lutter contre l'antisémitisme, le racisme anti-arabe et l'islamophobie dans le monde entier; c) peuples autochtones: elle prie les Etats de coopérer avec ces peuples pour les encourager à accéder à l'activité économique et à améliorer leur situation du point de vue de l'emploi; d) migrants: elle demande aux Etats de promouvoir et de protéger pleinement et efficacement les droits de l'homme et les libertés fondamentales de tous les migrants.

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