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Bulletin Quotidien Europe N° 8020
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/recherche

Un projet de recherche soutenu par la Commission a permis le séquençage complet d'une bactérie fixatrice d'azote

Bruxelles, 02/08/2001 (Agence Europe) - Un projet de recherche, soutenu par la Commission européenne à hauteur de 2,442 millions d'euros, a permis à des scientifiques européens, canadiens et américains de réaliser le séquençage génétique complet d'une bactérie fixatrice d'azote, Sinorhizobium meliloti (S.meliloti). Ce résultat, qui vient d'être publié dans la revue «Science» est important pour la compréhension de la fixation de l'azote par les plantes mais peut aussi être utile par ailleurs, dans la mesure où S.meliloti est biologiquement et phylogénétiquement proche de certaines bactéries pathogènes de plantes, comme les Agrobacterium, ou des animaux, comme les Brucella.

Comme de nombreux Rhizobium, S. meliloti possède un génome complexe en trois parties: un chromosome de 3,7 millions de paires de bases et deux mégaplasmides, respectivement de 1,7 et 1,4 million de paires de bases. De façon assez inattendue, ce génome contient 6204 gènes codant pour des protéines et un nombre extrêmement faible de séquences répétées (2,2%), ce qui laisse à penser que cette bactérie est génétiquement équipée pour satisfaire un riche répertoire métabolique et régulateur. Ce séquençage a permis d'identifier des gènes (60% du total) pour lesquels une fonction supposée (transport ou synthèse des polysaccharides ; fixation de l'azote…) doit encore être démontrée. Pour les 40% de gènes restants, aucune hypothèse de fonction ne peut être proposée actuellement et de nouvelles investigations sont nécessaires. Présente dans diverses légumineuses dont notamment la luzerne, S. meliloti appartient à une famille de bactéries qui transforment l'azote atmosphérique en ions ammonium, dont une partie est utilisée par la plante pour la synthèse des protéines et des acides nucléiques. L'autre partie est libérée dans le sol et contribue à son enrichissement. Une meilleure connaissance des mécanismes de cette bactérie pourrait dès lors contribuer à terme à une agriculture renouvelable et plus respectueuse de l'environnement au moyen d'une réduction de l'emploi d'engrais azotés dont la consommation a atteint des niveaux records (pour l'an 2000, plus de 80 millions de tonnes ont été produits par l'industrie chimique pour un coût qui dépasse 15 milliards d'euros).

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