Bruxelles, 02/08/2001 (Agence Europe) - Sur la base d'un rapport très critique de la Cour des Comptes sur l'initiative communautaire Urban I (1994-1999), le Conseil a adopté le 23 juillet des conclusions plutôt positives: "Le Conseil estime que (cette) initiative a eu des effets positifs dans les zones urbaines européennes qui en ont bénéficié, en permettant à celles-ci d'améliorer leur situation économique et sociale. Elle a également permis aux autorités locales d'accéder aux financements communautaires dans le cadre d'un partenariat fort. Malgré ces résultats positifs, le Conseil prend acte du fait que la Cour des comptes a relevé certaines insuffisances dans la mise en œuvre de l'initiative et il note que les dernières dispositions réglementaires concernant les Fonds structurels comportent des mesures devant permettre d'améliorer la gestion de la nouvelle initiative URBAN II pendant la période de programmation 2000-2006. Le Conseil note aussi que d'autres politiques communautaires apportent une contribution dans le domaine du développement urbain et il rappelle que, le traité ne prévoyant pas de base juridique particulière pour la mise en œuvre d'une politique communautaire en matière urbaine, l'action communautaire dans ce domaine est fondée sur le principe de subsidiarité."
Dans son avis (EUROPE du 27 mars p.11), la Cour des comptes estimait que si Urban a "aidé à mettre en œuvre de nombreux projets visant le développement urbain" et "a facilité aux autorités locales l'accès au cofinancement communautaire", "ces projets auraient pu être également réalisés dans le cadre des interventions communautaires déjà existantes, en évitant la création de nouvelles procédures et de coûteuses structures de gestion". La Cour soulignait aussi que "les nouvelles dispositions réglementaires et le démarrage de la période de programmation 2000-2006 représentent une nouvelle opportunité" pour simplifier et améliorer ce programme.