Bruxelles, 13/07/2001 (Agence Europe) - Dans le cadre du débat sur l'avenir de l'Europe, le Comité économique et social européen demande que des délégués de son assemblée (et aussi du Comité des Régions) soient intégrés "dans une Convention au sein de laquelle les acteurs investis des différentes légitimités démocratiques qui constituent l'UE en tant que communauté politique pourront, en toute liberté d'expression, s'accorder sur la manière de configurer et constituer l'Europe de demain. Les conclusions des travaux de cette Convention seront nettement plus convaincantes et acceptables aux yeux des citoyens si elles ont été élaborées avec la participation de représentants qualifiés des collectivités territoriales et de la société civile". Telle est la teneur de la déclaration faite en plénière par le Président du Comité Göke Frerichs, le 12 juillet à Bruxelles. Selon lui, le Comité est "tout désigné" pour organiser une telle contribution de la société civile au débat sur l'avenir de l'Europe, car il "dispose de tous les instruments nécessaires pour assurer, sur les bases les plus larges possibles, l'implication des citoyens intéressés et engagés". Le Comité "mobilisera cette panoplie d'outils pour récolter, synthétiser et exprimer les attentes et les inquiétudes nourries par la société civile organisée quant à l'avenir de l'Union", a assuré M. Frerichs.
A propos de ces "outils", le chef de cabinet de M. Frerichs, Thomas Jansen, a indiqué que "la décision qui nous permet de créer ces outils a été prise lors de la réunion du Bureau du Comité, le mardi 10 juillet." Ainsi, a-t-il expliqué, le Bureau a adopté le rapport du groupe ad hoc société civile organisée présidé par Göke Frerichs et chargé de tirer les conséquences de Nice, et en particulier de donner une définition de la société civile organisée. Pour que le Comité puisse concrétiser ce mandat, plusieurs mesures sont proposées, et Thomas Jansen a relevé en particulier "la création d'un Groupe permanent garantissant une approche globale et coordonnée de l'ensemble des activités du Comité vis-à-vis notamment des organisations de la société civile non représentées en son sein". Avec cette décision, on entre dans "une nouvelle phase d'existence" du Comité, qui non seulement cherchera bien plus, à l'avenir, "d'être à la hauteur du mandat donné par le Traité de Nice, à savoir d'être la représentation au niveau institutionnel de la société civile". "Il n'a pas été facile d'arriver à une telle conclusion, car c'est là chose nouvelle et parce qu'on dépasse ce que nous avons toujours fait. La majorité des conseillers ont estimé important d'aller dans cette direction", a précisé Thomas Jansen. Et de rappeler que le Président Prodi, lors de sa rencontre fin mars-début avril de cette année avec M. Frerichs, avait déclaré: "C'est l'heure du Comité. La société civile exprime un intérêt accru à être impliquée dans un dialogue avec les institutions européennes. La Commission n'étant pas à même de rencontrer tout le monde, il faut un organe où les contributions des sociétés civiles sont synthétisées et canalisées vers les institutions. Voilà le nouveau rôle du Comité".