Bruxelles, 13/07/2001 (Agence Europe) - Après un début de matinée consacré à des questions horizontales avec, entre autres, le suivi du Sommet de Göteborg et l'élargissement, les ministres des Affaires étrangères de l'UE doivent débattre le 16 juillet du «dialogue avec le citoyen européen». Cette première session du Conseil Affaires générales sous la présidence du ministre belge Louis Michel se poursuivra dans l'après-midi avec plusieurs sujets liés aux relations extérieures (Afrique centrale, Balkans, Proche-Orient) et à la politique de sécurité et de défense, avec deux dossiers provenant de la succession de l'UEO et la prévention des conflits. Trois réunions sont prévues le 17 juillet: - Conseil de coopération UE/Kirghizstan; - Conseil d'association UE/Hongrie; - Conseil de Coopération UE/Kazakhstan. Voici l'ordre du jour de cette session:
Questions horizontales: dans le cadre de leur tâche de coordination horizontale de l'ensemble des activités des différentes formations du Conseil, les ministres prendront note d'un inventaire de l'Etat des travaux sur les dossiers les plus importants actuellement en discussion, mais aucun débat n'est prévu à ce stade. La Présidence belge présentera son programme de travail concernant l'élargissement (voir plus loin). Dans le cadre du suivi du Sommet de Göteborg, le Conseil devrait aborder trois thèmes: - le Protocole de Kyoto sur les changements climatiques, à la lumière des derniers contacts avec différents partenaires internationaux (voir autre nouvelle); - les modalités de l'organisation d'un dialogue avec les mouvements anti-mondialisation; - l'organisation des travaux en ce qui concerne la stratégie de l'UE pour un développement durable.
Dialogue avec le citoyen européen: la Présidence belge a proposé de structurer ce débat à partir des questions suivantes: - comment les Etats membres perçoivent-ils les attentes et les griefs que leurs citoyens formulent à l'égard de l'UE ?; - comment pourrait-on y répondre ?; - comment mieux répondre à la question du «pourquoi» et expliquer les grands enjeux européens ?; - comment l'Union peut-elle faire en sorte que son discours s'adresse davantage à la population et moins aux seuls initiés ?
Grands lacs africains: le Conseil abordera ce dossier sur la base du rapport que lui fera Louis Michel sur sa récente visite en République démocratique du Congo (RDC) et du plan d'action belge pour la région. Le Conseil adoptera des conclusions affirmant notamment son soutien à un rôle large, cohérent et coordonné de l'UE dans la région. Le Haut Représentant pour la PESC, Javier Solana devrait saisir cette occasion pour informer les ministres de la tournée qu'il va effectuer en Afrique centrale (rencontre de chefs d'Etat à Arusha, visite en RDC et éventuellement Angola, Zimbabwe, Rwanda, Burundi ) à la fin de ce mois.
Balkans occidentaux: après une présentation des derniers développements par M. Solana, le Conseil devrait adopter des conclusions qui porteront notamment sur: - les transferts de M. Milosevic et de deux inculpés croates à La Haye ; - la conférence des donateurs pour la RFY ; - la formation du nouveau gouvernement au Monténégro ; - les élections législatives en Albanie ; - le processus de stabilisation et d'association pour la Bosnie-Herzégovine. Le Conseil devrait aussi poursuivre son examen d'éventuelles mesures restrictives, notamment l'interdiction de visa, à l'encontre des extrémistes.
Proche-Orient: le Conseil fera, lors du déjeuner, le point sur la situation au Proche-Orient et sur la poursuite des efforts visant à mettre en oeuvre les recommandations des rapports Mitchell et Tenet.
PESD: le Conseil devrait adopter les actions communes portant création des deux agences qui prendront la succession du Centre satellitaire (à Torrejon de Ardoz, Espagne) et de l'Institut d'Etudes de Sécurité (à Paris) de l'UEO. Chargé de fournir des informations et d'analyser les photos satellites au service de la PESC et de la PESD, le Centre satellitaire sera placé sous l'autorité du Secrétaire général du Conseil auquel la Commission et les Etats membres, mais aussi certains pays tiers et organisations (ONU, OSCE, OTAN), devront adresser leurs demandes d'information. Le Secrétaire général présidera aussi le conseil d'administration du Centre auquel s'appliqueront les règlements de sécurité du Conseil. La gestion quotidienne et les questions liées au personnel seront attribuées à un directeur nommé pour trois ans, avec une possibilité d'extension à deux années supplémentaires. Un premier directeur devrait être nommé le 31 juillet et une partie du personnel de l'UEO devrait être maintenue en poste dans cette phase transitoire. A l'exception du budget, pour laquelle l'unanimité est requise, les décisions du conseil d'administration, où siégeront un représentant par Etat membre, seront prises à la majorité qualifiée. Ces mêmes principes s'appliqueront à l'Institut d'Etudes de Sécurité qui aura pour mission de conduire une recherche académique et des analyses, d'organiser des séminaires, à l'image du Forum transatlantique de l'UEO, et d'entretenir des échanges avec d'autres structures d'études sur les questions de sécurité et de défense. Le Danemark ne devrait pas participer pleinement aux activités du Centre satellitaire: il disposera d'un siège, sans droit de vote, au conseil d'administration.