Bruxelles, 06/07/2001 (Agence Europe) - Le nouveau gouvernement italien, après les déclarations de certains ministres prononcées encore avant sa mise en place et qui avaient fait douter de l'attachement de l'Italie au processus d'élargissement, a remis à la Commission européenne un "Mémorandum sur la cohésion économique et sociale" affirmant que l'élargissement de l'UE est une "opportunité historique". Dans l'UE élargie, l'écart entre les régions se creusera, et ceci, allant de pair avec "les graves limites de la politique actuelle, exige une réforme", ajoute le document, qui demande des initiatives, dans trois directions. Ainsi, la politique de cohésion de l'UE (de laquelle le ministre de l'Economie Tremonti a parlé avec le Commissaire Barnier: voir p.14) devra:
- accroître la compétitivité des régions des pays candidats et des Etats membres actuels. En particulier, selon le gouvernement italien, "une composante significative" de cette politique pourrait consister à prendre des mesures couvrant des régions de plusieurs Etats membres dans des secteurs où une plus vaste échelle apporterait des avantages ("réseaux matériels et immatériels", recherche…).
- garantir un "soutien adéquat" aux régions en retard de développement des Etats membres actuels, notamment en utilisant de fiables "indicateurs alternatifs permettant de mesurer la sous-utilisation des ressources, ou en recourant à une "méthode statistique appropriée pour mesurer la moyenne du revenu par tête dans l'UE. On pourrait aussi envisager un "soutien transitoire" adéquat, ou phasing out, dit le document.
- devenir plus efficace, en particulier en simplifiant les procédures, en utilisant davantage les procédures d'évaluation conformément au principe de subsidiarité, en réduisant le saupoudrage des interventions et en répartissant de manière "plus nette" les rôles de la Commission et des autorités nationales (qui devront à leur tour améliorer le "partenariat institutionnel vertical entre différents niveaux de gouvernement").