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Bulletin Quotidien Europe N° 8001
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/changements climatiques

L'Australie confirme à la Troïka européenne qu'elle ne ratifiera pas le Protocole de Kyoto sans les Américains - La balle est dans le camp du Japon où se rend la Troïka ces 9 et 10 juillet

Bruxelles, 06/07/2001 (Agence Europe) - La rencontre, vendredi, à Sidney entre la Troïka européenne et le ministre australien de l'Environnement Robert Hill en vue d'assurer le succès de la conférence de Bonn sur les changements climatiques (COP 6- 16-27 juillet) n'a pas permis de convaincre l'Australie de ratifier le Protocole de Kyoto sans les Américains.

Olivier Deleuze, secrétaire d'Etat à l'Energie de la Belgique, Margot Wallström, Commissaire à l'Environnement et Lars Danielson, secrétaire d'Etat aux affaires internationales de la Suède, ont souligné l'importance que revêt l'engagement sans faille de l'Australie dans le processus de Kyoto et l'urgence d'agir contre les changements climatiques. L'adhésion confirmée de l'Australie aux objectifs du Protocole et sa disponibilité à négocier à Bonn ont été appréciées, mais alors que la Troïka a réitéré la détermination de l'Union à ratifier le protocole en 2002, s'il le faut sans les Américains, M. Hill a clairement fait comprendre qu'il ne fallait pas compter sur une ratification australienne sans les Etats-Unis, estimant que la mise en oeuvre d'un tel traité sans la première puissance économique au monde perd son sens. La Troïka a dit qu'elle jugeait inacceptable que certains pays cherchent à gagner du temps pour s'attaquer à un problème global dont la gravité ne souffre pas de démarches dilatoires. La rencontre entre la Troïka européenne et Laurie Brereton, ministre des Affaires étrangères du Shadow Cabinet (opposition travailliste), a été très fructueuse. Ce dernier a en effet assuré de la ratification du Protocole si l'opposition remporte les élections en septembre prochain. Les ONG australiennes ont également exprimé leur appui à une action résolue contre le réchauffement planétaire. Tout en reconnaissant que l'Australie «met au conditionnel un accord à Bonn », la porte-parole de Margot Wallström a toutefois refusé, devant la presse, de qualifier d'échec la mission de la Troïka. «Ce que voulait l'Union, c'était maintenir la pression ». Selon elle, les dés ne sont pas encore jetés. La pression sur le Japon, où la Troïka se rendra lundi et mardi prochains, sera maximale. Les gouvernements australien et japonais définiront mardi leurs mandats de négociation respectifs pour la conférence de Bonn. D'ici là, tout est encore possible.

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