Bruxelles, 29/06/2001 (Agence Europe) - Vendredi midi, à mi-parcours de la conférence des donateurs pour la République fédérale de Yougoslavie, ses organisateurs - la Commission européenne et la Banque mondiale - paraissaient confiants de réunir en fin de journée les 1,25 milliard de dollars nécessaires à la reconstruction du pays et au fonctionnement de son administration en 2001.
Face à la presse, les représentants de la Banque mondiale et de la Commission ont expliqué que le succès de la conférence devait beaucoup aux réformes engagées par le gouvernement yougoslave depuis octobre dernier. Johannes Linn, vice-président de la Banque mondiale pour l'Europe et l'Asie centrale, a qualifié le niveau de préparation des autorités yougoslaves à la conférence de "magistral" et les réformes entreprises par Belgrade "d'exceptionnelles". Il a annoncé que la Banque mondiale fournirait une aide de 150 millions de dollars pour 2001 et de 430 millions de dollars pour 2002, auxquels il faut ajouter 30 millions de dollars de dons. Quant aux Etats-Unis, ils se sont engagés à fournir une aide de 181 millions de dollars pour 2001. Pour sa part, l'UE fournira une aide de 230 millions d'euros pour le financement de projets contenus dans l'ERTP (Economic Recovery and Transition Programme: voir EUROPE du 29 juin, p.15), dont 200 millions pour la Serbie, 20 pour le Monténégro et 10 pour des programmes fédéraux (douanes, gestion des frontières...). Cette aide sera mise en oeuvre à Belgrade et à Podgorica par l'Agence européenne pour la reconstruction. Outre ces fonds pour la reconstruction, l'UE s'est engagée à fournir une aide macro-financière de 300 millions d'euros en prêts pour 2001 et 2002, et la Commission a proposé au Conseil que l'Union accorde une garantie budgétaire de 350 millions d'euros pour les prêts de la Banque européenne d'investissement (BEI) à la RFY. Visiblement satisfait, Miroljub Labus, vice-premier ministre de la RFY, a indiqué que la conférence avait une valeur symbolique, puisqu'elle marquait le retour de son pays dans le giron de la communauté internationale. Il a par ailleurs estimé que le transfèrement de Slobodan Milosevic à La Haye constituait "un signal que la Yougoslavie est prête à respecter ses obligations internationales".