Bruxelles, 21/06/2001 (Agence Europe) - La Commission a ouvert une procédure formelle d'examen à l'égard d'aides à la restructuration en faveur de la société espagnole Minas de Rio Tinto SAL (MRT), située à Huelva et dont les activités sont essentiellement l'extraction de cuivre, d'or et d'argent. Elle doute de la compatibilité de l'aide avec les conditions prévues dans les lignes directrices pour les aides au sauvetage et à la restructuration d'entreprises en difficulté. En février 2000, la Commission avait approuvé une aide au sauvetage sous la forme d'une garantie accordée par la Junta d'Andalousie pour des prêts de 1,5 milliard de pesetas en faveur de MRT. Un an plus tard, l'Espagne notifiait une aide qu'elle avait l'intention d'attribuer à MRT à des fins de restructuration sous la forme d'un prêt de 1 milliard de pesetas tout en informant la Commission que la garantie de la Junta d'Andalousie resterait en vigueur jusqu'à la fin 2003. D'après le plan de restructuration envisagé pour MRT, la viabilité de l'entreprise se fonde exclusivement sur l'hypothèse d'une hausse substantielle des prix du cuivre pendant la période 2000-2005, hypothèse qui ne s'est toujours pas vérifiée, enfonçant encore davantage l'entreprise dans les problèmes financiers. Etant donné la volatilité du marché des métaux, la Commission doute que le plan soit réaliste et que sa mise en oeuvre permette de restaurer la viabilité de MRT à long terme dans des délais raisonnables. Par ailleurs, l'entreprise espagnole n'apporte aucune contribution au plan de restructuration, comme exigé par les lignes directrices. Dans ces conditions, la Commission a décidé l'ouverture d'une procédure formelle d'examen et invite les autorités espagnoles à présenter leurs observations.